| Contrat d'intégration: c'est bien parti...pour mal tourner |
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Le gouvernement français vient de soumettre à ses partenaires un grand projet de "pacte européen sur l'immigration et l'asile". Selon ce document, "l’Europe a besoin de migrants pour des raisons démographiques et économiques. Cependant, il est clair qu’elle n'a pas les moyens d'accueillir dignement tous ceux qui voient en elle un eldorado. Le flux migratoire doit impérativement s'adapter aux capacités d'accueil de l'Europe, sur le plan du marché du travail, du logement, des services sanitaires, scolaires et sociaux." Pour atteindre ces objectifs, dictés par le simple bon sens sarkozien, la France propose notamment de favoriser "une immigration choisie et concertée, à caractère professionnel, dans le respect des spécificités nationales et en tenant compte de la situation du marché du travail". Un "contrat d'intégration" sera donc imposé aux nouveaux arrivants, rendant obligatoire l'apprentissage "de la langue nationale, des identités nationales et des valeurs européennes", telles que “l'égalité des hommes et des femmes”. Sed contra : l’égalité de l’homme et de la femme n’entre pas dans les possibilités “génético-conceptuelles” d’un très grand nombre de candidats à l’immigration. Non parce que ceux-ci seraient méchants ou obtus, mais parce que chez eux, depuis des millénaires, les petites filles sont excisées à sept ans, avant d’être mariées de force à un homme – souvent beaucoup plus âgé – contre un troupeau de brebis, dix sacs de mil et trois chameaux, porteuses des lourdes charges sur le bas-côté de la route (derrière la jolie mule bien grasse du mari), battues chaque soir et chaque matin, répudiées sans motif acceptable et lapidées à l’occasion, lorsqu’elles ont fini de plaire au Maître Absolu. Merci de ne pas surcharger la boite de réception de Sedcontra de prostestations indignées, alors qu’il suffit de se rendre sur place sans fermer les yeux, fût-ce en touriste de passage, pour contrôler la parfaite exactitude matérielle et l’étendue sociologique de cette simple constatation. Je demande seulement aux gouvernements d’Europe de nous expliquer comment ils vont s’y prendre, pour s’assurer et nous assurer aussi que ces candidats à “l’immigration choisie”, passés les bonnes paroles et les sourires de l’interrogatoire, ne feront pas chez nous comme ils ont toujours fait chez eux. Emmanuel Barbier/Sed Contra |