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Prière à Jeanne, par Vladimir Volkoff |
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J eanne, puisque vous êtes sainte, vous avez déjà fait des miracles, vous savez vous y prendre, alors je vais vous demander d’en faire un pour nous. Non. Parce que vous êtes une grande sainte, je vais vous demander d’en faire dix. Et de très grands, de très miraculeux… »
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Rétrospection littéraire 1968-2008 |
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J e m’étais bien promis, en commençant d’écrire, de ne jamais relire moi-même aucun de mes textes après publication. C’était un bon moyen de suivre mon chemin sans me chagriner des emportements de jeunesse, me mortifier des premiers faux pas, ni faire jamais repentance d’entêtements polémiques qui peuvent paraître forts, voire un peu injustes, lorsque le temps a fait son œuvre, limé vos griffes, assagi vos passions... Cette résolution a tenu quarante ans… Rétrospection littéraire (339.2 KB 2008-05-19 12:34:59) |
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Quarante ans d’avance sur la loi Pécresse |
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(…)
C omment ? Qu’est-ce que vous ruminez tout bas ? Encore une cause perdue ? N’exagérons pas s’il vous plaît le malheur et les difficultés du temps. Les impasses du jacobinisme totalitaire, antithéiste et centralisateur objectivement soutenues par les puissances d’opinion des années soixante sont dénoncées partout en France, des dissidents de gauche à la droite nationale, en passant par des compagnons d’armes tout-à-fait imprévus. Au tableau d’honneur des derniers rejoignants, Dany Le Rouge… Accès libre : Voir le texte Télécharger le fichier
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Phidias au Trianon |
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P hidias, contrairement à ses habitudes, ne commença point par tester le velouté des fauteuils, du matelas, de la courtepointe, ni les curiosités annexes de la salle de bain. Il fut d’un jet sur le balcon, plein Est, que le soleil de midi continuait d’inonder. Le chat comptait pour rien les pelouses et les arbres, dont la ramure frémissait doucement à quelques bras de nous, mais m’assura aussitôt avoir noté dix variétés d’oiseaux, dûment répertoriées par Aristote, Lucrèce et les Egyptiens. Le chat déclara même que nous avions des mouettes, d’un air détaché, et bâilla un grand coup de se trouver si savant... Comme je le traitais d’affabulateur patenté, Phidias me pria de regarder un peu en direction des chênes, aux fins de lui présenter sans retard les plates excuses qui s’imposaient… Phidias au Trianon (380.05 KB 2008-05-19 12:32:46)
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Phidias à Venise |
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P hidias s’est donc coulé dans Venise d’une patte souple et marine, au comble du ravissement. Les matelas en vrai coton de l’hôtel avaient tout le moelleux requis ; le poisson grillé de la lagune reste très supérieur aux surgelés de notre Casino parisien, à ce qu’il racontait ; et les pigeons baroudeurs de la place Saint-Marc lui procuraient chaque jour son overdose de défis homériques… dans l’émotion urbaine de toutes les guérillas !Quant à moi, j’ai dû apprendre à prononcer “Siamois” en une bonne douzaine d’idiomes indo-européens, tandis que mon Phidias encerclé par la canaille à plumes vrombissait des moustaches et voussait le dos. Phidias à Venise (540.01 KB 2008-05-19 12:32:27)
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Méditation en mode mineur… |
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T u as le temps, vieux frère, pour faire encore du bruit, créer de la surprise et promouvoir la vigilance du vrai, du beau, du bien dans ce qu’il nous reste de Chrétienté… Tu n’es pas mort, vieille branche, vieux soiffard d’amour, d’être et de poésie… Tu n’as renié en fin de compte aucune de tes passions d’enfant : la “poésie de l’autre” – ton aristocrate ou ton clochard de prochain – te tiens toujours enchanté. Quant à la “poésie de l’être“, si joliement palpable sous les premiers envols de ta thèse de doctorat, n’est-elle pas la raison profonde de notre vieil amour des poètes, et la raison finale de la poésie elle-même, lorsqu’elle touche au divin ? Méditation en mode mineur (315.79 KB 2008-05-19 12:32:04)
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Au commencement était le Rat… |
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A u commencement était le Rat, et le Rat était comme un sommet de l’Evolution, le Rat était vraiment chez lui dans l’Evolution. Il se trouvait inscrit depuis toujours dans les plans secrets de l’Evolution. Toutes les espèces ultérieures sont sorties de lui, et rien de ce qui a survécu n’a survécu sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des espèces ; et cette lumière brille dans les ténèbres de la soupe primitive, mais les ténèbres ne l’ont pas empêché de croître et de prospérer… Au commencement était le rat (297.66 KB 2008-05-19 12:31:17)
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Ad Vitam |
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D e mémoire d’homo sapiens, personne n’y a rien pu comprendre depuis la nuit des temps : il suffit que l’homme s’unisse à une femme, fût-ce d’amour tendre et longuement partagé, pour qu’il ne se retrouve plus jamais vraiment chez soi... lorsqu’elle rentre chez elle, ou qu’il rentre chez lui ! Ça doit remonter à l’âge des cavernes, quand Néandertalette lui confisquait d’autorité ses silex et ses lances pour les planquer dehors, près des gouttières de l’entrée, voire dans le coin le plus reculé et le plus inaccessible de la grotte, sous le prétexte appuyé qu’ils pourraient blesser les enfants… Ad Vitam (239.03 KB 2008-05-19 12:30:51)
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