Société
L'enfant du lac Version imprimable Suggérer par mail

Il flottait là comme un signe, le petit garçon vendéen suspendu entre l’air et l’eau… Il flottait là sur la nuit du lac d’Apremont, comme un ange aux yeux bleus et aux cheveux blonds… Il flottait là entre la vie et la mort sans moyen de décider l’une ou l’autre à lui faire bon accueil, sécher son pyjama, tarir ses larmes, et le sortir enfin des portes de l’Enfer où son cœur se broyait.

Et puis l’aube est venue. Un pêcheur s’approchait. Son chien s’est immobilisé sur la rive sans oser même aboyer : il a donné l’alerte rouge à son maître en gémissant de douleur et en voussant le dos. Alors le pêcheur est entré dans l’eau, il a tiré l’enfant sur la rive, l’a couvert tant bien que mal du blouson jeté sur la rive et s’est précipité pour chercher de l’aide, non loin de là, chez un ami pompier, car le petit Antoine respirait.

Il est des jours ainsi où le fait divers n’est pas intégralement odieux. Des jours où l’ange gardien d’un petit garçon de huit ans dont on vient de saigner la mère veille une nuit entière à lui tenir la bouche close et le nez hors de l’eau, luttant pour que le lac n’envahisse pas ses poumons, après que l’assassin l’a jeté là comme un sac, histoire d’offenser un peu plus au passage l’œuvre de la Création… Ne vous inquiétez pas de l’enfance et des maladies du coupable, pour une fois… Voyez la main de l’Ange, le signe inexplicable et pourtant merveilleux. Réjouissez-vous.

Hugues Kéraly

 
Les étudiants et la dictature de l'argent Version imprimable Suggérer par mail

Aux alentours de la vingtaine d’années, entre l’argent de poche de l’adolescence et le premier salaire, l’étudiant doit apprendre un mode d’emploi nouveau pour lui : celui de l’argent. Loin d’être un simple problème comptable, l’argent le renvoie à lui-même et le projette dans l’avenir. Il investit dans des études en même temps qu’il s’investit dans la vie et découvre ses vrais talents.

Talent, unité de poids et unité monétaire dans l’Antiquité, part de génie unique que chacun porte en soi : un mot chargé de sens et particulièrement adapté à sa situation... Que pèse dans la société un étudiant sans le sou ? La perspective de gros revenus est-elle suffi sante pour répondre à ses attentes ? Le talent personnel ne doit-il pas s’enrichir avant de se monnayer ?

icon Les étudiants et la dictature de l'argent (395.9 KB 2008-06-27 15:39:13) 

 

 
L’obsession malthusienne se porte bien Version imprimable Suggérer par mail

En théorie, il n’y a apparemment aucune raison pour refuser l’hypothèse selon laquelle – notre planète constituant un univers fini – il doit nécessairement exister quelque limite naturelle à l’expansion des activités productrices du genre humain. Dans la pratique, la seule chose absolument certaine est l’échec assuré de toutes nos prévisions. Voici pourquoi.

Admettons ici que les deux facteurs d’expansion principalement mis en cause dès les années soixante-dix par le Massachusetts Institute of Technologie (l’expansion démographique et l’expansion industrielle) suivent actuellement, et continueront probablement de suivre pendant les années à venir, une courbe de croissance à caractère “exponentiel” (c’est-à-dire selon une progression géométrique comme 2, 4, 8, 16, 32, 64, etc.). On voit mal en effet comment un ensemble fini (la terre) pourrait éternellement continuer d’entretenir par ses seules ressources une croissance ininterrompue, et dont le temps de doublement quantitatif (en valeur absolue) ne fait que se resserrer... […]

Mais la comparaison a ses limites, et dès lors qu’il s’agit d’établir quantitativement le seuil supérieur de tolérance de l’expansion industrielle ou démographique dans “l’écosystème” mondial, aucun calcul ne peut prétendre définir pour l’avenir une quelconque vérité mathématique. La vie de notre planète ne se réduit pas à un simple réseau de structures et de relations quantitativement définies.

Il ne saurait être question ici, à proprement parler, de prévisions, mais de simples projections: sortes d’extrapolations purement théoriques (et hypothétiques) des lignes les plus générales d’un ensemble donné – sur la base des seuls facteurs actuellement connus. De telles extrapolations ne sont aucunement appelées à se réaliser à la lettre – mais seulement à indiquer une tendance lourde (un “trend”), dont il faudra tenir compte pour éviter les catastrophes...

Un exemple : l’épuisement des ressources naturelles de la planète (cause principale, avec la pollution, de la rupture d’équilibre du système, selon tous les altermondialistes). D’après les chercheurs américains, à supposer que l’accélération de la production industrielle mondiale se maintienne au rythme actuellement connu, les réserves globales de charbon découvertes à ce jour seraient épuisées en cent onze années, celles de fer en quatre-vingt-treize années, celles de pétrole en cinquante-trois années et celles de gaz naturel en vingt-deux années (Rapport Meadows, p. 174). Et même en supposant l’existence de réserves globales “cinq fois plus élevées”, les délais d’épuisement ne seraient respectivement que de 150, 173, 96 et 49 années (indices exponentiels optimisés). Voilà qui semble en effet fort alarmant. Cependant :

1°) Qu’est-ce qui autorise les chercheurs du M.I.T. à considérer comme acquis le prolongement d’un taux X d’expansion industrielle dans les décades ou même les siècles à venir ?

2°) Comment généraliser ce taux à la planète entière, quand les données politiques, démographiques, industrielles, économiques, financières et culturelles varient du tout au tout entre l’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Océanie et le Nouveau Monde ?

3°) Pourquoi multiplier par cinq, plutôt que par cinquante, cinq mille ou cinq milliards les ressources naturelles de la terre “actuellement connues” ? Que savons-nous avec exactitude des ressources globales réelles de notre planète ? Bien peu de choses, au dire des chimistes, des biologistes et des géologues eux-mêmes. La mise en œuvre des premières techniques d’investigation scientifique des sols est un phénomène véritablement trop récent pour que des conclusions définitives puissent être tirées des ressources “actuellement connues”, voire supposées.

[…] Le problème soulevé par l’expansion du monde moderne, sous toutes ses formes, n’est pas seulement démographique ou économique (autrement dit purement quantitatif et technologique). Il est directement, et profondément, politique. Or la politique – les philosophes n’ont guère eu besoin d’ordinateurs pour le découvrir –, ne saurait prétendre à rien de bon ni de durable si elle n’est implicitement soutenue par une métaphysique, je veux dire par une conception générale et raisonnable de l’univers, de l’homme, de ses besoins réels, de sa nature et de sa finalité : en d’autres termes, par une définition de ce qu’est la véritable “qualité” de notre vie humaine. “Le problème démographique, écrit Louis Salleron, c’est, en première approche, dans une société organisée, un problème économique. Puis c’est, sous des formes multiples, un problème institutionnel et moral. Au terme, c’est le problème même de la vie.”

Il ne s’agit donc pas de “stopper” à tout prix au nom des vertus futurologistes de l’ordinateur la croissance économique et démographique des sociétés humaines sur toute la surface du globe. Mais bien de trouver à orienter l’une et l’autre dans le sens d’un plus grand épanouissement de la nature humaine, qui est en même temps celui du bien commun – fondement et fin de toute société temporelle.

Entre la réduction en esclavage par le Profit, et la réduction en esclavage par un Parti – quelque nom qu’on lui donne –, il doit bien exister quelque voie plus difficile mais plus royale, au service de laquelle chacun retrouve un peu à respirer, croître, produire et aimer... Ce n’est pas un rêve. Cette voie existe : c’est la société chrétienne. Elle est plus vivante que toutes les idéologies du monde. Et elle a déjà fait faire bien du chemin à l’humanité.

Nous y reviendons bien sûr en détail dans une prochaine édition.

Pour en savoir plus :

Abonnez-vous et reportez-vous aux fonds éditoriaux de sedcontra.fr: (onglet PANORAMAS, rubrique LECTURES, article Salleron (Louis). Examen critique du malthusianisme, par Gabriel de Seinemont, 8 pages)

 
Satan veille-t-il sur nos cimetières ? Version imprimable Suggérer par mail
Société
Satan veille-t-il sur nos cimetières ?

AVERTISSEMENT DE LA RÉDACTION : Ce dossier analyse des comportements et des pratiques d’une extrême violence antichrétienne, susceptibles de heurter la sensibilité spirituelle de nombreux lecteurs… Sedcontra.fr s’interdit toute censure sur les textes de ses collaborateurs, dès lors qu’il participent à la quête du sens et à la recherche de la vérité. 

Saint-Eloi, Marville et maintenant Elne : en l'espace de deux mois, trois cimetières ont été la cible de présumés “satanistes”… Ne se trompe-t-on pas de coupables ? Les membres de l'Eglise de Satan refusent de porter le chapeau. Les gothics et les fans de musique metal s'insurgent sur les forums Internet dès qu'ils sont pointés du doigt. Des sociologues montent en première ligne pour les défendre. Dès lors, qui profane les tombes ? Enquête sur une pratique qui ne cesse d'augmenter. 

icon Satan veille-t-il sur nos cimetières ? (462.97 KB 2008-06-14 15:41:05) - Un dossier réservé aux abonnés de Sed Contra

 

 
Contrat d'intégration: c'est bien parti...pour mal tourner Version imprimable Suggérer par mail

Le gouvernement français vient de soumettre à ses partenaires un grand projet de "pacte européen sur l'immigration et l'asile".

Selon ce document, "l’Europe a besoin de migrants pour des raisons démographiques et économiques. Cependant, il est clair qu’elle n'a pas les moyens d'accueillir dignement tous ceux qui voient en elle un eldorado. Le flux migratoire doit impérativement s'adapter aux capacités d'accueil de l'Europe, sur le plan du marché du travail, du logement, des services sanitaires, scolaires et sociaux."

Pour atteindre ces objectifs, dictés par le simple bon sens sarkozien, la France propose notamment de favoriser "une immigration choisie et concertée, à caractère professionnel, dans le respect des spécificités nationales et en tenant compte de la situation du marché du travail".

Un "contrat d'intégration" sera donc imposé aux nouveaux arrivants, rendant obligatoire l'apprentissage "de la langue nationale, des identités nationales et des valeurs européennes", telles que “l'égalité des hommes et des femmes”.

Sed contra : l’égalité de l’homme et de la femme n’entre pas dans les possibilités “génético-conceptuelles” d’un très grand nombre de candidats à l’immigration. Non parce que ceux-ci seraient méchants ou obtus, mais parce que chez eux, depuis des millénaires, les petites filles sont excisées à sept ans, avant d’être mariées de force à un homme – souvent beaucoup plus âgé – contre un troupeau de brebis, dix sacs de mil et trois chameaux, porteuses des lourdes charges sur le bas-côté de la route (derrière la jolie mule bien grasse du mari), battues chaque soir et chaque matin, répudiées sans motif acceptable et lapidées à l’occasion, lorsqu’elles ont fini de plaire au Maître Absolu.

Merci de ne pas surcharger la boite de réception de Sedcontra de prostestations indignées, alors qu’il suffit de se rendre sur place sans fermer les yeux, fût-ce en touriste de passage, pour contrôler la parfaite exactitude matérielle et l’étendue sociologique de cette simple constatation.

Je demande seulement aux gouvernements d’Europe de nous expliquer comment ils vont s’y prendre, pour s’assurer et nous assurer aussi que ces candidats à “l’immigration choisie”, passés les bonnes paroles et les sourires de l’interrogatoire, ne feront pas chez nous comme ils ont toujours fait chez eux.

Emmanuel Barbier/Sed Contra

 
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