Erreur sur la personne ou sur la religion ? Version imprimable Suggérer par mail

La philosophe Chantal Delsol a surpris tout le monde en défendant dans les colonnes du Figaro la disposition du droit français qui permet de dissoudre un mariage lorsqu’il
y a “erreur sur la personne ou sur ses qualités essentielles”.

Bravo. Un cas extrême fait comprendre pourquoi : imaginez, madame, que vous pensiez de bonne foi épouser un homme jeune, sain de corps et d’esprit, pour vous réveiller dans le lit d’une sataniste transsexuelle mille fois recousue, adepte des drogues dures et physiquement violente (tout est possible aujourd’hui), pourquoi la loi française cesserait-elle de vous protéger ?

Evidemment, si la “qualité essentielle” réside dans
la virginité de la promise, on comprend aussitôt que ce
n’est plus le droit français qui parle, mais la charia
des Musulmans… Est-ce une raison pour abolir chez nous une loi de grand bon sens, proche dans l’esprit et la lettre des cas de nullité du mariage prévus par le droit canon de l’Eglise catholique ?

Ne serait-il pas temps plutôt d’apprendre aux juges de France à respecter les meilleurs fondements du droit civil national, hérités de vingt siècles de civilisation chrétienne, plutôt que de baisser les bras devant les menaces anti-françaises et anté-médiévales du premier imam venu ?

Hugues Kéraly

 

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