"Liberticide ?" Version imprimable Suggérer par mail

“Liberticide” : contre le malheureux fichier Edvige, qui donne trop de transparence à l’ancien travail des Renseignements Généraux, le grand mot est lâché.

Personne ne s’émouvait sincèrement des indiscrétions potentielles sur “l’orientation sexuelle” des fichés, puisque les grands lobbies homosexuels ont désormais droit de cité dans les écoles de la République. (Voir onglet Archives, La Une, “La fable homo de l’indifférenciation sexuelle imposée aux enfants”.)

Personne ne s'est alarmé non plus de l’attention portée aux “personnalités religieuses” susceptibles de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la sécurité de l’Etat : l’impôt français participe déjà à la construction des mosquées et des écoles coraniques qui les abritent en grand nombre, et restent aux premières lignes des plus graves menaces contre nos libertés.

La campagne anti-Edvige concentre donc ses tirs sur le fichage préventif des mineurs “à risques”. C’est pourtant bien un point où la modernisation du dispositif s’imposait. Il ne s’agit pas de “tracer” les bagarres et les menus larcins, mais bien plutôt le moment tragique où les pressions conjuguées de la toxicomanie, de la bande et de son caïd font basculer l’enfant vers la criminalité. La part des mineurs de moins de 13 à 18 ans s’élève à 46% des vols avec violence et 25% des viols, sur les douze derniers mois connus; et 74% des jeunes ayant commis un délit dans leur enfance sont impliqués par la suite dans un acte plus grave. Si le fichage fait partie des moyens de combattre et prévenir cette catastrophe nationale, sans subir la dépendance des énormes délais de l’action judiciaire, pourquoi vouloir l’empêcher ?

Sous quelques bonnes et beaucoup de très mauvaises raisons, la campagne anti-Edvige constitue en réalité un nouveau moyen de retourner les “droits de l’homme” contre les droits de l’ordre et du bien commun, qui sont ceux de la majorité siencieuse des simples citoyens.

Gabriel de Seinemont

 
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