| La "foi du charbonnier" |
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Quand on se chauffait encore avec des poêles, et que tout le monde ou presque se revendiquait chrétien, on appelait “foi du charbonnier” l’adhésion sincère des plus humbles à des vérités dogmatiques où la raison pour eux aurait eu bien du mal à s’aventurer. A contrario, est-il normal qu’un catholique de formation supérieure (bac + 4 à bac + 7) qui s’intéresse aux lettres, aux sciences, à l’histoire et aux cultures du monde conserve toute sa vie un niveau largement inférieur à l’ancien certificat d’études dans la connaissance de sa propre religion ? Jean Daujat avait fondé le Centre d’Études Religieuses (CER) en 1925, avec le soutien du cardinal Verdier, pour lever cette contradiction… Un Normalien de haut vol, Claude Paulot, licencié en théologie, docteur ès sciences et professeur des Universités, relève à sa suite le même défi en proposant des cours approfondis de métaphysique, de morale chrétienne et de théologie à ses contemporains. Dilettantes et paresseux s’abstenir : la durée du cours est de trois ans, à raison de quinze séances de deux heures par an, le samedi après-midi ou le jeudi en soirée.
(A noter que ces deux premières années s'adressent à la raison seule donc aux non croyants aussi bien qu'aux croyants.) Gabriel de Seinemont En pratique
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