Droit naturel, droit positif Version imprimable Suggérer par mail

On appelle droit naturel, en philosophie politique, les principes d’équité fondamentale qui dérivent de la nature même du sujet auquel il s’applique. Le droit de l’enfant conçu à naître, celui de l’homme ou de la femme à se marier, fonder une famille, éduquer ses enfants, s’associer aux autres, créer des richesses, les mettre en héritage, défendre les siens – pour ne citer que ceux-là – ces droits sont innés, universels et inaliénables dans toutes les sociétés civilisées.

Le droit naturel est donc une loi non écrite (“écrite par Dieu dans le cœur des hommes”, disaient les théologiens…)  Il ne s’oppose pas d’emblée au droit positif, c’est-à-dire à l’ensemble des lois en vigueur dans un pays donné, mais cherche au contraire à les inspirer et reste seul garant de leur conformité aux exigences fondamentales de la Justice. Lorsqu’il y a opposition entre le droit naturel et le droit positif, le légitime et le légal, nous savons bien depuis Antigone ce que la conscience du bien et du mal peut commander d’héroïsme aux humains!

Tous les Résistants de France ont traversé ce dilemme, et beaucoup l’ont résolu dans le sacrifice de leur propre vie, de Jeanne d’Arc aux guerres de Vendée, puis de l’occupation allemande au drame algérien… Aujourd’hui, le droit positif français nous demande d’intégrer comme une exigence de justice sociale pure et simple l’abdication de l’autorité parentale dans l’éducation “sexuelle” des enfants (voir notre Dossier du jour) ou l’adoption de bébés-éprouvette par des couples homosexuels, qui leur enseigneront bien entendu l’amour tout de travers, comme eux-mêmes l’ont compris… Personne n’ira prendre le maquis pour contrarier ces offensives gouvernementales contre la nature, le sens et le bien communs. Est-ce une raison pour oublier que le respect du droit naturel conditionne à court terme l’avenir d’une civilisation, une raison de tourner la page et baisser les bras?

Gabriel de Seinemont

 
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