Vertus solaires de “l’intéressement” Version imprimable Suggérer par mail

Le président Sarkozy vient de remettre la responsabilité individuelle à l’honneur en privilégiant l’intéressement négocié dans l’entreprise sur la participation régie par la loi. C’est une preuve de plus qu’on ne l’a pas élu pour faire la sieste, et – s’il perd encore trois points dans les prochains sondages – un signe supplémentaire que les Français ne sont pas conséquents.

La CGT explose, bien entendu : dans la vieille fable marxiste à laquelle plus personne ne croit, les salariés sont exclus de droit comme de fait de toute responsabilité sur les résultats financiers de leur entreprise ; la feuille de paye récompense un temps de travail (de plus en plus court) et non la performance d’une collaboration.

Laurence Parisot applaudit, avec un bémol important: "Le véritable enjeu, c'est de donner plus de liberté, plus de souplesse, aux entrepreneurs… Si le chef d'entreprise a des marges de manœuvre, il sera content d’investir et d’augmenter la rémunération de ses salariés.” – L’intéressement, par définition, vient couronner une réussite collective, qui passe par la motivation et le talent des salariés. Le législateur peut l’encourager fiscalement. Il ne l’imposera pas.

Bon sens, quand tu nous tiens ! L’idée de devoir gagner d’abord l’argent qu’on va redistribuer ensuite aux collaborateurs de l’entreprise, dans un environnement d’hyper-concurrence et de mondialisation accélérées, devrait passer pour une lapalissade. Pas pour la CGT. Qui ne représente plus qu’un ectoplasme anachronique, heureusement pour la France, sur l’échiquier des véritables enjeux.

Gabriel de Seinemont
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

< Précédent   Suivant >