| Sed contra… et après ? |
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“Juste une remarque, m'écrit-on : votre louable entreprise de "chercheurs de sens" me semble singulièrement limitée par un postulat de départ qui invite à être "contre". On peut chercher également avec. Et si le discours des médias reste partiel, limité (et agaçant), le vôtre le sera-t-il vraiment moins ?” La remarque est utile, merci de l’avoir formulée. Depuis Socrate, le sed contra ne constitue qu’une objection faite au lieu commun, comme une invitation à se porter au-delà de “l’idée toute faite”, et nullement un point d’ancrage systématique dans l’opposition qui suffirait à tout. Nous n’invitons personne à s’arrêter sur l’idée contraire, mais seulement à l’examiner un instant avec nous, pour se porter au niveau du sens, et éclairer ou faire évoluer sa propre adhésion personnelle, quelle que soit son éducation, ses engagements personnels, sa famille d’esprit. Exemple : si je répète avec les grands médias que toutes les idées, les cultures et les religions se valent, est-ce que cette position est vraiment soutenable au regard des enseignements de l’histoire traditionnelle, des investigations de la sociologie contemporaine, de l’observation des mœurs et des analyses du géopoliticien ? Sedcontra.fr aurait pu s’appeler au-delà.com, si “au-delà” n’induisait d’emblée une dimension surnaturelle qui n’entre pas dans le projet de questionnement philosophique proposé. Mais notre “conviction du sens” n’entraîne pas l’illusion suicidaire qu’on aurait toujours raison tout seul contre tous… Elle impose tout au contraire d’inviter l’autre à sortir avec vous des facilités du consensus idéologique orchestré par les médias pour se poser des questions, dans la conviction que les choses ont un sens qui mérite examen. Et je vous accorde que, ce sur chemin étroit des tentatives d’ascension vers la lumière, nous ne sommes pas toujours de grands marcheurs, ni encore très nombreux… Est-ce une raison pour rejoindre en silence la Caverne de Platon, se scotcher au film imposé par l’Opérateur unique et baisser les bras ? Gabriel de Seinemont |
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