Mariage et consentement Version imprimable Suggérer par mail

Dans la religion chrétienne, le mariage est le seul sacrement dont la “matière” et la “forme” ne fassent qu’un, puisqu’elles se ramènent à l’engagement de soutien et de fidélité réciproques, échangé entre un homme et une femme, à l’église, devant témoins.

La doctrine catholique qui admet la séparation de corps ne reconnaît pas le divorce pour une raison bien simple : il s’agit d’un engagement à vie, qu’aucun prêtre digne de ce nom n’a jamais obligé personne à prendre contre sa volonté. Lorsque les tribunaux du Saint-Siège prononcent la “dissolution” d’un mariage, en droit canonique, ils ne font qu’établir à la demande fondée de l’homme ou de la femme la nullité du lien : le consentement fut arraché par la ruse ou la brutalité des familles (force majeure), il n’était pas réel (inconscience), il n’était pas crédible (folie).

En droit musulman, la répudiation reste toujours possible pour chacun des conjoints, homme ou femme, parce qu’il s’agit d’un contrat. S’il y a eu tromperie sur la qualité de la marchandise, les délais de livraison, voire simple défaillance dans le règlement du prix convenu, le droit au divorce est immédiatement recevable par les gardiens de la Charia devant un tribunal qu’on appelle à tort “religieux”.

Je me demande donc bien pourquoi on irait reprocher aujourd’hui à nos frères musulmans de considérer le mariage comme un vulgaire CDD, assorti ou non d’une période d’essai, quand 75% des “catholiques” français ont d’ores et déjà choisi de les imiter !

Gabriel de Seinemont

 

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