Hasard et certitude Version imprimable Suggérer par mail

Le problème du temps nécessaire à l’Évolution des espèces, telle que la décrit l’hypothèse transformiste, est rarement soulevé.

Les découvertes sur le rôle de l’ADN, sa duplication et ses accidents éventuels ont pourtant permis d’établir que toute modification intervenant dans l’organisation moléculaire des cellules vivantes devait être attribuée au hasard : ainsi n’y a-t-il pas d’explication physico-chimique possible du “pourquoi” des mutations moléculaires... Cette base peut être considérée comme décevante, mais elle est sûre, même pour Jacob et Monod. On ne peut donc en faire fi et continuer à se vouloir “scientifique”.

Cependant le hasard, s’il n’évoque que contingence pour le biologiste et plus encore pour le commun des mortels, ne tient pas toujours en échec le mathématicien.

Il est exact qu’on doit s’interdire toute prédiction sur la probabilité de réalisation d’un événement unique, s’il “dépend” – comme on dit – du hasard (par exemple : serai-je ou non victime d’un accident sur les routes, au prochain week-end ?) Mais lorsqu’un phénomène global résulte d’un très grand nombre d’événements minimes individuellement aléatoires, on peut alors formuler à son sujet quelques prédictions tout à fait certaines : pas de week-end en France sans victimes sur les routes... Paradoxalement, le hasard appliqué aux “grands nombres” obéit à des LOIS qui ne souffrent pas plus d’exceptions que les lois de la Physique ou de la Mécanique céleste.

Or les limites de temps et d’espace de la vie sur notre planète, et donc aussi de son éventuelle Évolution, sont établies par la Science. Elles fournissent une base largement suffisante à la spéculation mathématique pour conclure que, compte tenu de l’extraordinaire complexité moléculaire de la moindre cellule vivante, l’apparition “au hasard” chez une espèce quelconque D’UN SEUL dispositif nouveau est un événement de probabilité P = 10 puissance -50, ce qui correspond à une “impossibilité cosmique”.

La “macro-évolution” biologique postulée dans l’hypothèse transformiste aurait donc eu à peu près autant de chances de se réaliser que M. Dupont en a de “toucher” le tiercé dans l’ordre, tous les jours et pendant toute sa vie, en prenant à chaque fois un unique billet...

C’est vraiment bien peu, pour continuer d’y voir autre chose qu’une fumée !
Gabriel de Seinemont

 

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