“Dépravomorphisme” Version imprimable Suggérer par mail

Les mœurs d’une société se dépravent, au sens propre, lorsqu’elles se coupent de tout jugement moral sur les vertus et les conséquences individuelles ou collectives de nos comportements.

Si le sexe n’a d’autre loi que l’assouvissement du désir des sens, toutes “orientations” confondues, la diffusion du préservatif devient en effet l’urgence et l’arme numéro un dans la lutte mondiale contre le sida.

L’efficacité de cette arme est contestée pour l’Afrique par de nombreuses études épidémiologiques, qui relèvent des taux d’échec contraceptifs de 3 à 14% et des taux d’échec contre les maladies sexuellement transmissibles de 15 à 30%, selon la “qualité de l’utilisation” du préservatif ?

Le “dépravomorphisme” occidental met cette objection à l’index, parmi beaucoup d’autres, car il n’a pas d’autre logique qu'hédoniste et copulatoire ni donc de plus sûr remède à proposer aux populations.

Il refuse de considérer que les campagnes en faveur du seul préservatif puissent constituer un encouragement public à la prise de risque du vagabondage sexuel, notamment face au virus du sida dont le diamètre est vingt fois plus petit et la stratégie de pénétration cent fois plus performante que ceux d’un spermatozoïde (voir dossier du jour).

Il ne concède pas un regard aux statistiques des progrès du sida dans les pays du Tiers-Monde qui se sont livrés pieds et poings liées aux propagandes de l’OMS et de l’ONU, ni à celle des régressions spectaculaires du virus dans les nations – majoritairement catholiques – qui ont entrepris de combattre le fléau autrement.

Il va jusqu’à taxer de criminels (Benoît XVI inclus) ceux qui soutiennent que la seule loi du sexe compatible avec la santé et l’épanouissement des personnes doit être celle de l’amour, incluant l’exclusivité du partenaire, la vertu de l’attente et celle de la fidélité.

Comme c’est commode, le ”dépravomorphisme” ! Face à son dogme unique de jouissance autisto-immédiate, voici que l’éducation, l’histoire, la nature, les statistiques, la science même ne comptent plus pour rien…
Gabriel de Seinemont

 
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