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PREMIER ANNIVERSAIRE
Vous avez dit “sed contra” ?

Sedcontra.fr, le site des “chercheurs de sens”, fête son premier anniversaire. L’originalité de sa ligne éditoriale a été soulignée par beaucoup. De nombreux sites et blogs amis relèvent ses analyses, d’autres les critiquent violemment : preuve que nous sommes en train de nous tailler une place dans le combat des idées. Preuve aussi que le combat de David contre Goliath, le combat du philosophe et du moraliste contre les modes intellectuelles, les idées toutes faites, bref les grosses machines de destruction morale et spirituelle des mentalités, ce combat qui n’est jamais facile ni socialement rentable, à terme, reste toujours payant.



Sedcontra.fr a été créé le 20 mai 2008 par un groupe de journalistes et de philosophes chrétiens. C’est est un site de réflexion et d’auto-formation intellectuelle sur les thèmes mis en avant par l’actualité, qui s’engage à ne pas reproduire les “idées toutes faites” du discours quotidien des médias... À examiner la raison contraire, chère à tout intellectuel respectueux de son ordre et de son état, et comme consubstantielle au statut de l’apprenti-philosophe digne de ce nom. C’est l’attitude du chercheur de sens, son “insolence” au sens propre, sa liberté de penser tout seul que les référents dictés au grand nombre n’emportent pas nécessairement raison.

Une volonté d’éclairage et d’approfondissement

En latin, sed contra introduit une antithèse dans un raisonnement, voire une simple objection dans la discussion des idées. Cette antithèse ou cette objection ne signifient aucunement qu’il faudrait y arrêter pour toujours nos facultés mentales. Elle constitue au contraire une invitation à porter notre attention plus loin, et si possible deux ou trois marches au-dessus…

Sedcontra.fr n’invite donc personne à se bloquer bêtement sur l’idée contraire, mais seulement à l’examiner avec nous, pour se porter avec nous au niveau du sens, et éclairer ou faire évoluer sa propre conviction personnelle. Etre “sedcontriste”, c’est chercher le sens, et le chercher précisément avec les autres, non proclamer partout qu’on serait les meilleurs, ni qu’on l’aurait déjà trouvé ! Il y a plus de mille sites en langue française pour rassasier les dévôts des gourous du siècle et de leurs solutions-miracles, dans toutes les idéologies.

Exemple : si je répète à tout bout de champ, avec les grands médias, que toutes les idées, toutes les cultures et toutes les religions se valent, est-ce que cette position “politiquement correcte” est toujours pertinente aujourd’hui ? Est-ce que ce postulat reste encore soutenable au regard des enseignements de l’histoire contemporaine, des investigations de la sociologie, de l’observation des mœurs individuelles et des analyses du géopoliticien ? La réponse est non. Ce qui invite bien sûr à se poser d’autres questions… comme celle de savoir si le christianisme et son héritage “colonial” ont fait plus de bien que de mal dans l’histoire politique, économique et sociale des humains.

Notre “conviction du sens” – encore un fois – n’entraîne pas l’illusion suicidaire que nous aurions toujours raison, seuls contre tous, sur tous les sujets abordés… Elle impose au contraire d’inviter l’autre à sortir avec nous des facilités du consensus idéologique orchestré par l’école, la presse, les médias pour se poser des questions, dans la conviction commune que les choses ont une logique, une consistance, un être, et donc un sens qui mérite examen.

Je vous accorde sans peine que, ce sur chemin étroit des tentatives d’ascension vers la Lumière du sens, nous ne sommes pas toujours de formidables marcheurs, ni de grands visionnaires, ni encore très nombreux… Est-ce une raison pour rejoindre en silence la Caverne de Platon, se scotcher au film imposé par l’Opérateur unique et baisser les bras ?

Ne pas laisser le monopole de l’édition en ligne aux anti-chrétiens

Depuis plusieurs années, les offres “d’information en ligne” ne cessent de se multiplier. Tous les grands quotidiens et hebdomadaires nationaux ont créé leur édition numérique et proposent de s’y abonner. Il existe aussi plusieurs médias d’opinion purement numériques (c’est-à-dire accessibles seulement par internet) comme Mediapart.fr, le journal porté sur les fonds baptismaux par le patronat “chrétien” pour soutenir la diffusion des campagnes “interactives” de l’ancien directeur du Monde, M. Edwy Plenel, contre le droit naturel et chrétien.

Sedcontra.fr entend depuis un an élargir le panorama des offres de réflexion et d’auto-formation intellectuelle en ligne à d’autres convictions. Nous demandons aux internautes chrétiens d’y réfléchir, avant de zapper sur autre chose, et de s’y engager avec nous. Faites crédit à la quête du sens. Abonnez-vous !
Emmanuel Barbier

 

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