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Psychologie sociale
Parabole pour une évolution
La disgrâce présidentielle du richissime présentateur de télévision Patrick Poivre d’Arvor a soulevé ces derniers jours à travers nos grands supports de communication des commentaires si vifs, si passionnés et si nombreux que les grands sujets de l’actualité mondiale sont tous passés à la trappe, ou au second plan.
LA SOLE, tous les cuisiniers le savent, est un poisson particulier : plat, ovale, avec deux yeux bizarrement superposés, coincés l’un contre l’autre sur le côté avant droit de la tête. La nature aurait-elle trébuché, cette fois, dans la répartition des organes ? Non, la sole naît fort bien constituée, comme vous et moi si je puis dire, sans affront aux lois de la symétrie. Mais voilà : c’est un poisson paresseux. Arrivé à l’âge adulte, s’il n’a pas été dévoré par les autres, il couche son côté gauche sur le sable des fonds marins, pour devenir lui-même le plus sédentaire, le plus redoutable des petits carnassiers. Immobile, invisible, il n’a qu’un bond à faire au-dessus de lui pour maîtriser sa proie. Et la sole contrôle d’autant mieux son terrain de chasse que l’œil gauche, celui qu’elle avait planté sans ménagement dans la vase, contournant la tête, est venu retrouver à droite toute son utilité ! Ce spectaculaire déplacement d’organe, inscrit depuis des générations dans le code génétique de la sole, réalise une des rares “mutations” biologiques non-régressives que nous connaissions. La fonction n’a point créé d’organe, c’est entendu, mais un organe ici a su plier, forcer les déterminations premières de son état, pour se conformer au nouveau développement imposé par l’organisme tout entier : à une métamorphose du comportement. Les yeux chichement ratatinés de la sole, comme on en voit sur les visages à la Picasso, attestent ainsi une révolution radicale des premiers instincts de l’espèce, dont la beauté et l’équilibre originels sont sortis vaincus. – La sole, un jour de son histoire, s’est couchée. Elle a dû trouver la position confortable, et toute l’organisation psychosomatique de sa descendance en a été bouleversée sans retour, dans le sens de l’invalidité. Car, voyez plutôt. La sole contemporaine ne peut pas circuler paisiblement entre deux eaux, le milieu même de sa naissance, sa gauche aveugle la met en péril de mort : née normalement pisciforme, elle n’est pas équipée en effet pour nager à l’horizontale de son champ de vue, comme font les raies et autres familles de poissons plats dès le premier stade de leur formation. Elle n’a même plus l’étroite liberté de retourner de temps à autre son flanc droit sur le fond de la mer, les deux yeux alors s’ouvriraient dans la vase. La voilà condamnée par son nouveau mode de vie à la pesanteur d’un crabe de bas-fond ; rivée, jour et nuit, à son lit de chasseur carcéral ; étroitement enchaînée au regard de statue qu’elle s’était mise, en grandissant, à porter sur les choses. Mauvais calcul, en vérité, si la sole des origines avait pu en peser les avantages et les inconvénients. Elle a débarrassé l’espèce primitive, au terme de sa “mutation”, du souci de nager à la recherche des proies. Dans le même temps, elle lui a fait perdre sa souplesse harmonieuse, son autonomie de mouvement, la moitié de son champ visuel et, avec celles-ci, toutes sortes de libertés sous-marines vraiment fondamentales. Le vivant soleil qui jouait dans la mer s’est figé en gargouille. Sa chair seule, condamnée au repos, y aura gagné quelques particularités exquises, de douceur et de tendreté. Est-ce aux soles ou aux humains de s’en féliciter ? Le “Livre d’Heures” de M. DupontSept heures vingt. – M. Dupont Albert se dirige vers la salle de bains. Il allume, selon un rite invariable, l’électricité, la cafetière automatique et son précieux réveil-transistor, réglé sur France-Inter. Le crépitement de la douche l’empêche de suivre distinctement “La vie des idées” de Nicolas Demorand et le rapide journal de sept heures trente (d’autant qu’il a couvert l’appareil d’une serviette pour le protéger des éclaboussures), mais il en aura un autre tout à l’heure avec Patrick Cohen en avalant ses tartines. Et puis, comme il dit, “la radio, ça aide à se réveiller”… Sur le chemin du garage, M. Dupont achète un quotidien du matin, toujours le même, dont il aimera parcourir les gros titres en cas d’embouteillage, vers la porte d’Italie. Car M. Dupont utilise chaque matin sa voiture pour se rendre au bureau. C’est aussi long souvent que par le R.E.R., mais il y trouve – affirme-t-il – davantage de tranquillité ; et aussi, sa chère modulation de fréquence à touches présélectionnées ; un vrai bijou de précision technique, dont il attend l’information, la détente et l’humour indispensable à la bonne reprise de ses esprits embrumés. Midi pile. – M. Dupont ne descend pas déjeuner. Depuis que le patron lui-même s’y est mis, il a adopté le système d’une rigoureuse journée “continue”. Cette discipline lui permet de franchir les portes de la capitale avant la grande ruée de six heures, tranquille, en savourant à bord le savoureux “Nonobstant” d’Yves Calvi. M. Dupont y découvre au fil des jours toutes sortes de personnalités originales et cocasses, dont la grande presse habituellement ne parle pas beaucoup ; Calvi est formidable, vous savez, pour provoquer l’interlocuteur, déverrouiller les “langues de bois” et vous faire accoucher le moins loquace du meilleur de ce qu’il porte en lui… Yves Calvi, mieux encore qu’il n’interroge, sait s’ouvrir et écouter : qualités que M. Dupont, chargé des relations avec le personnel de l’entreprise, ne déteste pas de se reconnaître. Midi trente. – Pour l’heure, il s’abandonne un peu, M. Dupont, aux agacements de la dispersion, parce qu’ayant terminé sandwich et salami, son attention n’arrive pas à se fixer sur cette chronique sociale du Figaro qu’il s’était promis d’ingurgiter à la suite, avant le retour des secrétaires. Il se rabat tristement sur le trop court billet du talentueux Michel Sciffres, relégué en bas de la page 17, et songe que Mme Dupont son épouse est beaucoup mieux lotie, de pouvoir suivre à cette heure son cher Jean-Pierre Pernaut sur la première chaîne… C’est que, dans son domaine, il est vraiment parfait, le souriant Jean-Pierre. Quel don, pour faire passer dans la finesse et la bonne humeur l’actualité la plus dénuée de grâce ou d’imprévu… Le repas de midi ne doit-il pas rester avant tout un moment de “détente” ? Face à l’autel familial de la “petite lucarne”…Sept heures quinze. – Rentré chez lui, M. Dupont consacre toujours quelques minutes aux affaires de la maison. Dans l’ordre : le courrier, les comptes, les enfants. Les enfants surtout. A quoi bon ergoter en tous sens sur le conflit des générations, si nous ne savons pas sacrifier une seconde aux problèmes des enfants… ? Ensuite, on regardera ensemble les actualités régionales de la troisième chaîne, en dressant le couvert, et ce sera un beau déchaînement de lazzis. Misère, quelle platitude, quel manque de rythme et d’imagination ! On reste très critique, chez les Dupont, sur le chapitre des actualités régionales de la télévision. Mais il faut reconnaître qu’elles tiennent les enfants à peu près en place, jusqu’à leur sacro-saint feuilleton. Ainsi, à huit heures sonnantes, tout le monde est à table. En silence, à cause des informations du gravissime et distingué Patrick Poivre d’Arvor, dont la tête n’annonce jamais que de l’officiel, du national, de l’urgent, et qui va malheureusement perdre sa place pour les mauvaises raisons de susceptibilité élyséenne que l’on sait… On a gardé des principes, chez M. et Mme Dupont. Le père, toute la journée dans ses organigrammes et ses dossiers d’orientation, a bien le droit d’être tenu au courant dans le calme des affaires du pays. C’est important, figurez-vous, dans un métier comme le sien. Et pour demander du pain, on peut toujours attendre une page de publicité. Huit heures quarante-cinq. – Tout autre feu éteint dans l’appartement, l’appareil de télévision couleur Ducretet-Thomson a pivoté sur son axe de 180 degrés, qui l’élèvent pour le reste de la soirée à la présidence du “coin séjour”. Alors, comme la tribu antique devant la flamme où se perpétue la présence protectrice des ancêtres, la famille de M. Dupont rend grâce au carré magique qui lui évite de se retrouver seule face à elle-même et à la nuit. Et puis, le grand-prêtre de cette nouvelle religion domestique a fait des études, il le répète assez. Il n’a rien du patriarche sectaire et intransigeant ; dépositaire expérimenté de la télécommande, M. Dupont sait prévoir, composer et choisir, pour le plus grand bonheur de tous les fidèles ; rétrograder à bon escient d’une chaîne à l’autre ; sacrifier, vers dix heures, le film un peu vieilli de la première pour la fraîche série américaine de la seconde ; repasser à temps la troisième pour un brin d’émission culturelle, et le moins soporifique des trois journaux du soir, animé comme on sait par la brûlante Marie Drucker. – Un œil sur le cadran de sa montre et l’autre sur Télé Sept Jours, M. Dupont s’ingénie vaillamment à lutter contre ce qu’il appelle “la médiocrité quasi permanente des programmes français”, en dépit des protestations régulières de son entourage… Il se targue d’ailleurs d’y réussir assez bien : jusqu’à une fois par semaine, à certaines périodes de l’année. L’essentiel, pour lui, est de ne pas rater la bonne… M. Dupont en effet est d’un tempérament ouvert, difficile à décourager. “Ça sera mieux dans dix minutes”, se répète-t-il régulièrement, “ça sera meilleur demain”. Minuit. – Au reste, M. et Mme Dupont se couchent si fatigués qu’ils ont rarement l’occasion de se demander lequel des deux, ce soir-là, garde moins que l’autre le sentiment d’avoir perdu son temps. La “religion dominante” du XXIe siècleLa leçon de cette nouvelle en forme de parabole et de portrait-robot est facile à deviner. Ayant consacré sur l’autel des médias le centre irrévocable de sa foi et de ses mœurs, l’homme du XXIe siècle est entré dans une nouvelle phase d’aliénation collective. Aliénation non par le travail, mais par les formes contre nature d’un “loisir”, d’une “culture” et d’une “information” multi-canals et multi-fonctions, érigées en système de vie. Aliénation, donc, de l’intelligence et du cœur. Aliénation de l’âme et de l’esprit. Évolution anesthésiante, déspiritualisante et régressive des mœurs générales, si ce langage peut être préféré. Il me faut préciser ici que dans la famille Dupont, les parents sont trop conformistes et les enfants trop jeunes pour que l’esclavage électronique perfectionné par le baladeur, le téléphone et l’ordinateur portables, le mail, le chat, le blog et les jeux “interactifs” du web soit absolument complet, comme on le voit dans tant de foyers “branchés”, sous la pression des offres faites aux adolescents. Un semblant d’autorité et d’unité reste donc encore debout autour du chef de famille, mais limité aux programmes de télévision ! Il reste que le compagnon, le conseiller, le pasteur, le juge même de l’homme moderne en tant qu’il se veut tel, ce n’est pas la voix intérieure et vivante de quelque sagesse ou religion nouvelle ; ce n’est même plus celle d’une conscience individuelle livrée à ses bons et ses mauvais instincts. C’est le média omnipotent et anonyme, fruit divinisé de l’immense révolution technologique et morale du XXe siècle, devant lequel chacun de nous est en passe de sacrifier tout le temps qu’il ne consacre point à dormir ou à travailler…
Une mutation sans précédent : Or, si les conséquences somatiques du phénomène sont difficiles à prophétiser, en raison du silence observé sur ce chapitre par toutes les branches de la recherche médicale, ses répercussions psychologiques, intellectuelles et morales ne les ont pas attendues pour révolutionner de fond en comble le mode de vie de toutes les catégories socio-professionnelles, de tous les âges et de toutes les familles d’esprit. Et, comme pour la sole, dans le sens apparemment irréversible d’une invalidité. Déjà, nous ne savons plus lire, ou si mal, et si peu ; à grand’ peine observer, de notre propre mouvement ; encore moins écrire, discuter, écouter ou interroger. Bientôt, c’est le monde vivant lui-même qui nous paraîtra manquer de consistance et de réalité. M. Dupont Albert n’en est pas à se promener dans la rue casqué d’une vidéo numérique “on demand” (à radar, pour lui éviter de heurter les autres passants), mais nul doute qu’il sera le premier à s’équiper de la sorte en l’an 2015, quand la technique du hardware le lui permettra. Les critiques les plus audacieuses sur l’univers des médias limitent généralement au langage – écrit et parlé – les méfaits de la sur-consommation des messages audiovisuels. Mais comment ne pas remarquer que si cet abus finit toujours par nuire aux actes de la communication sociale, comme aux facultés de concentration individuelle, ce n’est pas simplement parce que la consommation boulimique des images s’oppose au libre jeu des concepts dans l’esprit. L’image sonore et visuelle diffusée par les médias ne se contente pas de tenir plus ou moins longtemps au foyer la place de la parole. Plus profondément, elle nous en détourne. A la limite, elle nous en dégoûterait. Et il ne suffira jamais d’éteindre son récepteur pour s’en libérer ; car la fascination de l’image étrangère, du choc sensoriel inhérent à son prestige et à sa mobilité, continue alors de nous habiter. M. et Mme Dupont ne se parlent guère, il est vrai. Mais aussi, la plupart du temps qu’ils passent “ensemble”, il ne leur viendrait même plus à l’esprit de se regarder vivre… D’ailleurs, comment voir l’autre, le faire exister, en regardant son poste ? Selon une définition de l’amour qui m’a souvent parue suspecte, et qui dévoile ici toute son ambiguïté, l’homme et la femme “regardent ensemble dans la même direction”. Or, dans cette situation psychologique particulière, toute interférence conjugale, toute ébauche de communication à caractère personnel équivaut nécessairement à une tentative de coup d’État. Face au discours officiel des Pernaud, des Drucker, des Demorand ou des Chazal, la parole spontanée fait figure de subversion. Mme Dupont ne voit que trop bien, hélas, qu’elle ne pourrait rien révéler à son mari d’aussi important pour l’avenir de l’humanité que ces voix hautement autorisées. Et quand Christophe Hondelatte “fait entrer l’accusé”, sur Antenne 2, pour y traquer par le menu quelque horrible méfait de la petite histoire des possédés du Démon, M. Dupont va-t-il lui imposer silence pour raconter sa journée au bureau ? – Oui, s’abîmer tous ensemble dans la contemplation du mirage audio-visuel, serait-il constamment féerique, c’est le sûr moyen de ne point se voir, de ne pas se comprendre et de ne plus jamais s’écouter. Le mensonge du simulacre moralisateurLa mobilisation émotionnelle et sensitive de la conscience contemporaine au crédit des brumeux lointains de “l’information” débouche, dans la pratique, sur un égocentrisme d’un genre absolument nouveau : à la fois inconscient et organisé. Ce phénomène, que Marschall McLuhan avait percé à jour dans une formule brillante et prophétique, “la simulation technologique de la conscience”, on serait tenté aujourd’hui de lui donner son véritable nom : le mensonge du simulacre moralisateur. Simulacre, parce qu’il s’agit bien ici de feindre, de singer, avec ou sans cynisme, les attitudes de la justice et de la générosité, en concentrant toute la force de ces vertus sur des objets qui en font l’impuissance personnifiée : penser, dans la tête des autres, à ce qui ne dépend pas de moi… Impuissance ressentie comme telle, en effet, par la majorité de nos concitoyens, sous la dénomination blafarde de “morosité”… Moralisateur, parce que le simulacre en question se donne à grands cris bonne conscience et force de loi : il se réclame du consensus unanime, s’imposant dans chaque foyer (par quel odieux mensonge) comme l’urgence humanitaire numéro un, l’esprit civique universalisé, la communion fraternelle, le partage du bien et du mal. Or, en l’absence de tout enseignement authentique sur les droits et les devoirs de la charité, cette singerie de l’amour du prochain qui a pour elle les sortilèges technologiques de l’audiovisuel, et toutes les cautions souhaitables de l’intelligentsia, s’impose en effet au groupe comme la plus haute attitude morale que l’Évolution, l’Histoire et le Progrès en personnes attendent de chacun. ”L’amour du prochain concret, écrit Marcel De Corte, se dévalue ainsi en amour du lointain abstrait, ce qui est bien la façon la plus hypocrite et la plus odieuse de s’aimer soi-même.” Je m’étonne que tant de nos pasteurs œcuméniques, qui cherchent tous les moyens d’éviter l’intrusion du mystère de l’Amour évangélique dans leurs discours sur la société, ne saisissent pas cette occasion de racheter une partie de leurs fautes en restaurant du moins, s’ils la savent encore, la véritable définition du prochain ; et les exigences imprescriptibles de la nature, dans l’ordre de la charité… En fait d’action sociale, d’ouverture et d’assistance à tous les laissés pour compte du désordre établi, ils trouveraient là matière à une fameuse révolution. Un accélérateur d’égoïsme et d’abrutissement collectifComme la sole, un jour de son histoire, se couche sur les bas-fonds, la civilisation dite moderne est donc en train de coucher l’intelligence spécifique de l’homme, d’atrophier ses libertés physiques et morales les plus élémentaires sous le joug de l’ “information”, du “message”, du “massage” auditif et visuel. Elle cherche à assourdir nos âmes sous le grand tam-tam tribal de la communication numérique et de la radio télé. Elle a intercalé, entre le monde l’homme, cet univers de fiction vaguement ressemblante que prodiguent les médias dans l’espace grandissant de sa disponibilité. Et les structures de sa représentation perceptive, la respiration naturelle de son esprit, sa sensibilité affective, l’agencement même de ses responsabilités à l’égard du prochain, en ont été bouleversés de façon radicale, sans précédent dans l’histoire des civilisations. Non comme conséquence d’un “choix de société”, d’une évolution consentie tant bien que mal par le plus grand nombre, mais comme autant de formes imposées a priori par le nouveau type de comportement qui s’est généralisé à travers le monde occidental, dans la dépendance des principaux médias de l’audiovisuel. Quand bien même tous les messages transmis seraient bons (ce qui n’est pas le cas), le massage permanent de l’esprit est mauvais. “Message is massage”, écrit Robert MacLuhan. La religion dominante du XXIe siècle est donc celle du simulacre moralisateur inventé par les médias. Nous n’éviterons pas la montée dans le temple, la Cité, l’entreprise et l’État des nouveaux barbares de l’audiovisuel ; en un sens, nous y sommes déjà. Dieu nous garde au moins d’applaudir avec ces fous, comme un facteur de culture et de progrès, digne de se voir sacrifier tout le reste, le plus puissant accélérateur d’égoïsme et d’abrutissement collectif qui soit au siècle. … Et voilà comment l’insignifiant limogeage d’un riche producteur ©HK/Sedcontra, juin 2008 |
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