La preuve par Kadhafi Version imprimable Suggérer par mail
L'ISLAM N'EST PAS UNE RELIGION
La preuve par Kadhafi

Le Colonel Kadhafi est un bon, un vrai musulman : de passage à Rome, il utilise sereinement son ambassade pour faire du prosélytisme. Kadhafi n’a pas les retenues paralysantes des chefs d’Etat “démocrates”. Il ne croit pas, comme nos dirigeants, que “toutes les religions se valent”, et que les politiques ne doivent pas s’en mêler. il ne considère pas non plus que l’islam relèverait, comme les autres religions du monde, d’une libre adhésion de la conscience individuelle. Il sait que l’islam est une communauté mondiale et apatride de droit public et privé, incompatible avec les valeurs chrétiennes de notre civilisation, mais qui progresse si fort chez nous – précisément – parce que nous refusons de la reconnaître pour ce qu’elle est. Retour aux fondamentaux.

La plupart d'entre nous pensons que l’islam serait purement et simplement une “religion”, “la deuxième religion de France”. N’ayant jamais pris la peine de l’étudier, nous l’assimilons au christianisme contemporain. Nous en faisons une foi, quelque chose qui relève de la “sphère privée”, de la liberté individuelle, et qui à ce titre, mérite le respect et doit être protégé par la loi. Or, cette définition est fausse. La “religion” islamique déborde largement la conscience individuelle: l’islam est compétent dans le politique, le droit public, le droit privé... C'est un ensemble insécable religion-droit-culture-civilisation-communauté-identité sans équivalent en Occident.
 
Une communauté dont l’identité, les valeurs et la loi ne sont pas celles de la République
Dalil Boubakeur, premier président du Conseil français du culte musulman et recteur de la Grande Mosquée de Paris, se dit partisan d’un islam modéré, respectueux des lois de la République. Nos ministres de l’Intérieur l'ont tous choisi comme clef de voûte de “l’islam à la française”. Pourtant, il reconnaît, à partir d’une définition indiscutable, évidente, l’existence en France d’une communauté dont l’identité, les valeurs de civilisation et la loi ne sont pas celles de la République. Selon la loi de cet ensemble, l’identité musulmane a prévalence sur toute autre appartenance : nation, famille, tribu, dynastie, parti... Qu’un musulman ne doit se plier à d’autres règles qu'à celles de l'islam. Que la renonciation à cet ensemble identité-religion-communauté-loi-civilisation (l’apostasie) doit être punie de mort. Toutes les écoles juridiques musulmanes le disent, et celle de Dalil Boubakeur, le malikisme, n’est d'ailleurs pas la moins rigoureuse d'entre elles. (…)
Dès lors que l'on connaît cette réalité de l'islam, on ne s’étonne plus que le Conseil français du culte musulman, élu par un peu plus de quatre mille individus, se soit immédiatement exprimé, sans hésitation aucune, au nom de six millions d’immigrés “d’origine musulmane”. On ne sera pas surpris non plus ce soit l’Union des organisations islamiques de France qui ait pris le pouvoir au sein du Conseil. Les Frères musulmans de l'UOIF se considèrent comme les tenants d’un islam authentique. Pour eux, quel que soit le domaine, “l’islam est la solution”. C’est d'ailleurs le slogan qu'ils utilisent dans les campagnes électorales en Egypte et dans d’autres pays musulmans.
En réduisant l’islam à une religion, en le plaçant sur le même plan que les autres confessions, nous avons ouvert à nos adversaires un boulevard dans lequel ils se sont engouffrés. Nous nous sommes piégés dans la guerre subversive de conquête qu’ils mènent contre nous. L’islam est devenu intouchable, interdit d’examen critique. Considéré comme relevant de la “sphère privée”, un mouvement au moins autant politique que religieux est reconnu, salué, admis, accueilli au sein d’une civilisation dont il récuse les principes. Il obtient une place dans des institutions qu’il a, selon son dogme, le devoir de détruire. Les “islamistes”, qu’ils se présentent en qamis ou en costume-cravate, utilisent sciemment, habilement, l’islam-religion comme un cheval de Troie sur la terre qu’ils convoitent. En particulier, ils savent nous rappeler à tout propos nos principes de tolérance, de respect de l’autre... pour avancer leurs revendications et obtenir de nouvelles concessions sur le plan institutionnel ou dans le domaine des mœurs. 

Le "culte musulman" n'existe pas !
Voici un exemple des erreurs - le mot est faible - auxquelles nous conduit notre ignorance. “Conseil français du culte musulman”: nos ministres de l’Intérieur, chargés des cultes, n’ont pas vu malice dans la dénomination. Peut-être même a-t-elle été trouvée par un conseiller de la place Beauvau. Le mot “culte” (du latin colere : adorer) est apparu au XVIème siècle, en pleine Réforme. Il désigne l’hommage que l'ont rend à un dieu par des actes, c'est-à-dire les manifestations extérieures, les cérémonies, les rites d’une religion. Le mot est d’usage courant, sans ambiguïté : rites et pratiques d’une religion. Pour l'islam, qu’en est-il ? Des universitaires suggèrent la traduction de culte par ibâdât, les “actes d’adoration”, qu'ils opposent aux “pratiques sociales” (mu‘âmalât). Mais ce n’est que distinguo d’érudits : la notion de culte, telle que nous l’entendons, n’a jamais eu de réalité dans l'islam. Ibâdât est un terme savant que les journaux et les médias audiovisuels arabes du Proche et Moyen-Orient n’utilisent pas. Ils traduisent notre “CFCM” par “Conseil français pour la religion musulmane” ou par “Conseil français pour l’islam”.
(…) Que peut donc mettre un musulman sous le mot culte ? Rien de moins que tout l’islam, qui ne distingue pas religion et loi, religieux et politique, sacré et profane, public et privé. L'islam qui régente entièrement la vie des individus.
 
Nous avons institué au sein de la République un organisme de droit étranger
Nous avons en fait créé un organisme en droit de nous demander le respect de tout ce qui fait l’islam, de sa loi tout entière. Il n'a qu'à invoquer le “respect des religions et de la liberté de conscience”, des notions bien à nous, qu’ignore l’islam. Nous avons créé le Conseil français de la sharî‘a, qui ne dissocie pas ce que nous nommons religion, politique, droit public, droit privé... Allons plus loin : nous avons institué au sein de la République un organisme de droit étranger. Un droit qui lui permet de revendiquer une compétence d’autorité dans tous les domaines sur une partie de la population de notre pays. Un droit – mais ceci est une autre question – totalement incompatible avec le nôtre.
Comment pourrions-nous mener une politique pertinente à l’égard des pays musulmans et des “musulmans d’origine” présents en France, si nous pensons et agissons à partir d’une vision erronée de l’islam ? Tant que nous le considérerons comme une simple religion, nous irons de défaite en défaite dans une guerre souterraine conduite avec détermination par des stratèges qui nous connaissent parfaitement alors que nous ignorons tout d’eux.
(…) Chez nous, est musulman qui adhère à une foi religieuse relevant de la sphère privée, sans implication juridique dans le domaine social ou politique. Chez eux, est Musulman tout individu de culture musulmane ainsi que ses enfants. Cette identité a prévalence sur toute autre et n’est pas susceptible d’abandon.
©René Marchand / Sedcontra.fr
Pour en savoir plus, reportez-vous aux fonds éditoriaux de sedcontra.fr : “Non, l’islam n’est pas la deuxième religion de France !” (e-book, 5 pages), en cliquant sur ce lien : http://www.sedcontra.fr/Islam
 

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