Pour un débat de fond sur l’islam Version imprimable Suggérer par mail

La première fois qu’il m’est arrivé d’écrire sur l’Islam, avant le lancement de sedcontra.fr, les rédactions des supports où je m’exprimais ont reçu de nombreuses lettres de réprobation, qui posent un vrai problème de fond. 

L’une d’entre elles nous reprochait d’ignorer “ce que fut, au cours des siècles, et ce qu’est aujourd’hui le monde musulman”, comme de faire fi des recommandations des trois derniers papes au sujet du “dialogue fraternel avec les autres croyants”... Beaucoup d’autres faisaient observer que les autorités islamiques et chrétiennes ont clairement condamné l’utilisation de la religion pour justifier des actions violentes, et que la violence elle-même peut être aussi juive ou chrétienne, comme en témoignent les massacres de Sabra et Chatila, la tragédie palestinienne et le bombardement de populations civiles en Irak par les soldats américains.

Je reconnais volontiers que de nombreux chrétiens – pour ne rien dire des juifs – ont cédé depuis vingt ans aux tentations d’une violence militaire ou para-militaire étrangère aux exigences de la justice, contraire aux impératifs de la paix et rigoureusement proscrite par leur religion. – Mais lorsqu’un Bush ordonne l’invasion de l’Irak, Jean-Paul II, la plus haute autorité chrétienne, ne s’est-il pas immédiatement dressé contre lui ?

Je n’ignore pas non plus que certaines autorités spirituelles de l’Islam (en Europe) prêchent la charité en actes, le dialogue et la coexistence pacifique avec l’Occident. – Mais lorsqu’un enfant de quinze ans se fait exploser au milieu de la plus grande concentration possible de ses frères humains, de façon à provoquer le plus grand nombre possible de victimes innocentes, n’a-t-il pas eu des imams, des mères et des sœurs musulmanes pour l’encourager dans ce suicide et dans ce crime, au nom d’Allah ? 

C’est un vrai, un grand problème de fond que celui de cette “religion” qui échappe à tous les critères occidentaux du bien et du mal, de la relation personnelle au divin et de la séparation des pouvoirs. Les articles publiés sur notre site susciteront sans doute d’autres critiques et d’autres protestations. Tant mieux. Il est temps d’ouvrir sur ce sujet crucial de “géo-spiritualo-politique” contemporaine un grand débat de fond.

La question de savoir pourquoi cette communauté historique fabrique encore des preneurs d’otages et s’enthousiasme pour ses candidats au suicide terroriste peut nous sembler lointaine, tant qu’elle se confine sur nos écrans de télévision au Proche et au Moyen-Orient. Faut-il vraiment attendre qu’elle sévisse en banlieue parisienne pour s’interroger sur les causes, les filiations, les remèdes, entre vrais catholiques et bons musulmans ?

 H.B./Sed Contra

 

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