| Un Lyautey pour l'Afghanistan |
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Le Maréchal Lyautey, seule personnalité occidentale à avoir réussi (en 30 ans) la pacification durable d’un pays musulman, expliquait ainsi les raisons de son succès: “Au fond, si j'ai réussi au Maroc, dans la tâche que le gouvernement de la République m'avait confiée là-bas, c'est pour les raisons mêmes qui me rendaient inutilisable en France [...] J'ai réussi au Maroc parce que je suis monarchiste et que je m'y suis trouvé en pays monarchique [...] J'étais religieux, et le Maroc est un pays religieux [...] Je crois qu'il n'y a pas de vie nationale possible et prospère, et naturelle, qui ne fasse sa place au sentiment religieux, aux disciplines religieuses [...] Je crois à la bienfaisance, à la nécessité d'une vie sociale hiérarchisée. Je suis pour l'aristocratie, pour le gouvernement des meilleurs.” (Cité par Raymond Postal, Présence de Lyautey, Éditions Alsatia.) La politique actuelle de lutte contre le terrorisme en Afghanistan fait exactement le contraire: elle invoque des principes égalitaires qui n’ont aucun sens pour les populations locales. Elle ignore les hiérarchies, les alliances, les autorités ancestrales de l’organisation tribale qui caractérise encore ce pays. Dans les unités de la nouvelle armée afghane, elle anesthésie d’avance le courage militaire en mélangeant les ethnies. Le Président Sarkozy vient même d’affirmer qu’il fallait tout faire “pour éviter que l’Afghanistan ne retourne au Moyen-Age”. Ce serait pourtant déjà un énorme progrès. Si nous voulons que le sacrifice des soldats français sur ce sol prennent un sens aussi pour la paix en Afghanistan, il faut cesser d’urgence de suivre le l’anti-modèle américain, et trouver chez nous un Lyautey pour entrer en alliances résolument féodales avec les véritables héritiers spirituels du commandant Massoud parmi les chefs de guerre afghans. Hugues Kéraly |
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