| Pendant ce temps-là, Bernard Kouchner… |
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C’est passé totalement inaperçu. Le 2 octobre dernier, tandis que le monde entier se figeait d’effroi devant les développements de la crise bancaire, notre ministre des Affaires étrangères signait à Paris de gros contrats de coopération avec le gouvernement castriste du Vénézuela, et sollicitait sans rire sa médiation sur la question stratégique de l’armement nucléaire de l’Iran : “Nous avons demandé à nos amis vénézuéliens de faire savoir aux Iraniens que nos offres de dialogue sont réelles.” Le président vénézuelien, faut-il le rappeler, compte parmi les derniers dirigeants marxistes-léninistes de la planète. Entre 2005 et 2007, il a acheté pour deux milliards d’armes à la Russie. Il continue de donner l’asile, des fusils d’assaut Kalachnikov et des millions de dollars aux terroristes FARC de Colombie. C’est lui que Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner avaient finement choisi au printemps dernier pour négocier la libération d’Ingrid Bétancourt, contre la volonté du président colombien Alvaro Uribe. On se souvient à quel point ce dernier aura déçu le gouvernement français en obtenant lui-même ce sauvetage – le 2 juillet 2008 – par la voie d’un commando militaire. De quoi Hugo Chavez pourrait-il bien convaincre aujourd’hui ses amis de Téhéran ? Que le mensonge, comme disait Lénine, “n’est pas seulement un moyen qu’il est permis d’employer, mais le moyen le plus éprouvé de la lutte bolchévique” ? Est-ce bien utile en vérité, puisque depuis le VIe siècle, le “mensonge pieux” (al Taqqiya) encourage les chefs musulmans à tromper les “Roumis” pour faire avancer la cause de l’Islam… La question de la nature exacte et des finalités de l’industrie nucléaire en Iran n’est pas seulement brûlante pour les Israëliens. Elle est centrale dans l’avenir de tout le Proche et le Moyen-Orient. Elle conditionne les chances de paix du monde à si court terme que Téhéran a déjà mis au point dans ses moindres détails un scénario de riposte apocalyptique à une attaque aérienne contre ses installations nucléaires, en mettant toute la région à feu et à sang… Pourquoi faut-il que cette question soit confiée en France aux réflexes de Pavlov d’un militant de gauche, servi par des conseillers apparemment amnésiques, et protégé par son Super-Président ? Hugues Kéraly |
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