International
Une nouvelle donne pour la paix ? Version imprimable Suggérer par mail
Dossier du jour
Damas-Beyrouth-Tel-Aviv :
une nouvelle donne pour la paix ?

Bachar Al-Assad avait indiqué en juin qu'il était prêt à établir des relations diplomatiques avec le Liban sous réserve qu'un gouvernement libanais d'union nationale soit formé. Cette condition étant remplie, le dirigeant syrien a confirmé son intention le 12 juillet 2008 à Paris en présence de Michel Sleimane, le nouveau président libanais, avec Nicolas Sarkozy et des centaines de journalistes pour témoins. Parallèlement, des pourparlers de paix sont entamés entre Damas et Tel-Aviv (en guerre depuis 1948!) sous les auspices de la Turquie… Dans l’évolution des chances de la paix au Proche et au Moyen-Orient, cette nouvelle donne syrienne est l’événement le plus important des dix dernières années. Voici pourquoi.

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"Merci à Dieu et aux soldats de ma patrie !" Version imprimable Suggérer par mail
Ingrid Bétancourt en prièreInternational
“Merci à Dieu
et aux soldats de ma patrie !”

On a fini par remarquer en France que le premier geste public d’Ingrid Bétancourt enfin libre, à sa descente d’avion, aura été de se signer et de s’agenouiller longuement sur le tarmac de l’aéroport de Bogota, avec sa mère, pour réciter le chapelet et remercier le Seigneur de sa libération.

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Pourquoi Ingrid Betancourt n'est pas encore libérée Version imprimable Suggérer par mail
International
Révélations inédites
sur l'affaire Bétancourt
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Quand l'ETA était chez elle en France… Version imprimable Suggérer par mail
 

Scoop Sed Contra
Quand l'ETA était chez elle en France...
et même en Amérique Latine.

L’arrestation en France du chef politique et militaire de l’ETA (Francisco Javier Lopez Pena), avec trois de ses lieutenants, est salué à juste titre comme un signe fort de la coopération entre la France et l’Espagne dans la lutte contre le terrorisme.

Un petit flash-back, trente ans en arrière, permettra au chercheur de sens de mesurer l’importance du chemin parcouru… Dans les années soixante-dix, la France du Président Giscard d’Estaing ne livrait pas à la police du général Franco les terroristes basques capturés sur le “sanctuaire français” de l’organisation. Mieux : elle ne se mêlait pas de les interroger ni de les juger sur notre propre sol, allant jusqu’à leur offrir un billet d’avion en première classe Paris-La Havane pour qu’ils aillent chercher refuge (dans leur langue maternelle) sur l’île paradisiaque du Commandant Castro !

Une preuve, concrète, circonstanciée ? L’assassinat de l’archevêque du Salvador, en mars 1980, par trois professionnels de la mort issus de l’ETA. C’est le scoop sedcontra de la semaine. N’en ratez pas la primeur, ni l’exclusivité.

 

T
out le monde s’en souvient, et l’Eglise en commémore aujourd’hui le sacrifice sanglant sans vouloir s’interroger sur ses véritables raisons : le Bienheureux Arnulfo Oscar Romero, “martyr des droits de l’homme”, celui que Jean-Paul II voulait canoniser avant de rendre son âme à Dieu, avait été mis à mort en pleine messe à San Salvador le 24 mars 1980. Ce que nous savons moins, parce qu’aucun journaliste en Europe n’a pu ou voulu répercuter cette information, c’est que l’action se passe au Salvador quelques heures avant que l’archevêque ne s’apprête à dénoncer sur les ondes nationales les crimes perpétrés dans les cryptes de sa propre cathédrale, transformées en “prisons du peuple” et en centres de tortures ou d’assassinats par le FMLN (Frente Farabundo Marti de Liberacion Nacional), bras armé de Moscou en Amérique centrale !

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Avis contraire Version imprimable Suggérer par mail

Un abonné de sedcontra.fr exprime son désaccord avec l’éditorial paru dans notre dernier numéro, “Cesser de vouloir l’impossible en Afghanistan”:

“Pas d'accord avec votre point de vue sur l'Afghanistan, et 99 % de la population n'est pas pour les Talibans. C'est une population pauvre, de rudes montagnards, attachés à leur indépendance, et il est facile avec cette population de jouer sur la corde nationaliste. La pression des Talibans s'exerce sur les ruraux pour les cacher, les nourrir, sinon, les chefs de familles sont égorgés...

“De plus, les Talibans encouragent la culture du pavot (90% de la production mondiale) très rentable pour les paysans, et sur laquelle ils prélèvent leur part. Il est donc primordial d'empêcher les Talibans de reprendre le pouvoir, mais il faut en même temps trouver les moyens de développer l'agriculture vivrière, et des produits d'exportation, d'interdire la culture du pavot. Il faut aussi lutter contre la corruption, limiter le pouvoir des chefs de guerre dans ce pays féodal. Bref, l'équation est très complexe, et demande beaucoup plus de moyens que les nations occidentales ne sont disposées à dégager. Mais il faut rester: "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer"! L'Afghanistan est aussi un bastion, avec le Pakistan, de l'islam le plus dur et le plus barbare, et ceci constitue une raison majeure pour y faire les efforts nécessaires.”

Précisions : En ce qui concerne le soutien aux Talibans, je n’évoquais explicitement (sur la foi des enquêtes locales) qu’un retournement de la population rurale, principale victime des “dommages collatéraux” de la stratégie américaine en Afghanistan; mais je concède volontiers que le pourcentage est invérifiable, et que la perspective du retour au pouvoir des Talibans constituerait un cauchemar objectif pour tous les habitants.

Ceci dit, pour le recul du féodalisme, le développement d’une agriculture vivrière et la promotion d’une industrie d’exportation, sans retomber dans le “péché colonial” qui y avait si bien réussi en Afrique du Nord, l’objectif est-il encore dans nos moyens ? Où va-t-on trouver des instituteurs, des formateurs, des ingénieurs et des industriels suffisamment héroïques pour encadrer le projet ?

Les colons d’Afrique du Nord ont soulevé des montagnes, dans un environnement comparable, mais ils avaient les soldats et les policiers de la France avec eux, sur le terrain, pour maintenir “la paix de l'ordre”, construire des routes, des villes, des écoles, des entreprises et des hôpitaux. A mon plus vif regret, je n’imagine pas les puissances occidentales d’aujourd’hui décider de rétablir un protectorat, avec mandat d’encadrement colonial sur l’Afghanistan.

H. K
 
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