| Comment Roger Debraille est devenu conseiller du Président |
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Nouvelle mitterrandienne(Printemps 1988, inédit), 5 pages
L e général Rienbatos s’était donné le plus grand mal pour ne point transformer son prisonnier en martyr de la gauche “évangélico-révolutionnée”. Ce dernier fut libéré pour Noël et restitué intact au Quartier Latin, en première classe, par le vol Airmat Guaci-Paris du 26 décembre… Qui dit mieux ? – Mais non, rien n’y fit. Roger Debraille déclara dès son arrivée à Roissy que la dictature d’Extrême-Droite de Guacitegalpa l’avait tout bonnement torturé, affamé et tenu au secret… Les journalistes oublièrent la bonne mine du plaignant et firent donner la “une” aussitôt. Il n’y eut personne ce jour-là pour s’interroger sur l’étonnant malheur carcéral d’un homme de lettres dont les écrits avaient paru chaque semaine ou presque dans les colonnes du Monde et de La Croix-L’événement. C’est ainsi que Roger Debraille eut son bureau au Palais de l’Elysée et ses vols en première classe sur Air France pour sillonner toute l’Amérique latine, avec passeport diplomatique, dès le mois de mai 1981, comme Conseiller du Président…
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