Corée : une chrétienne exécutée en public Version imprimable Suggérer par mail


Ri Hyon-ok, 33 ans, a été exécutée en public le 16 juin dernier, à Ryongchon, une ville du nord-ouest de la Corée du Nord. Elle était accusée par le régime d’avoir distribué des exemplaires de la Bible et d’être une espionne à la solde des Etats-Unis et la Corée du Sud.

L’information a été publiée dans le Rapport d’un groupe de militants de la Commission enquête sur les crimes contre l´humanité de la Corée du Sud à Séoul, rendu public le 25 juillet.

Les jours suivant son exécution, les parents, le mari et les trois enfants de la jeune femme exécutée ont été placés dans un camp de prisonniers politiques, à Hoeryong, ville du nord-est du pays.

Les militants des droits de l´homme demandent que le leader nord-coréen Kim Jong-Il soit jugé pour crimes contre l´humanité. Ils affirment par ailleurs que le nombre de chrétiens ne cesse de croître dans le pays, mais “en cachette”. C´est la raison pour laquelle les autorités de Pyongyang – qui en théorie permettent la pratique religieuse – ont déclaré une “guerre à la religion” en procédant à des arrestations, des exécutions publiques et d´autres procédures de dissuasion.

Népal : Les chrétiens menacés de mort

Depuis l’attentat à la bombe de mai dernier contre l’église de l’Assomption, qui a fait trois morts et une quinzaine de blessés graves, les institutions chrétiennes reçoivent régulièrement des menaces téléphoniques de l’Armée de Défense du Népal (Nepal Defense Army, NDA), groupuscule extrémiste hindou.

Le NDA, qui avait revendiqué l’attentat du 23 mai, s’était également reconnu responsable en 2008 de l’assassinat du prêtre salésien John Prakash Moyalan et d’un autre attentat à la bombe meurtrier dans une mosquée, ainsi que d’autres attaques en 2007, dont l’une dirigée contre le quartier général des maoïstes à Katmandou. Formé d’anciens soldats, de policiers de l’ancien régime et de victimes de la guérilla maoïste, ce groupe armé affirme être prêt à commettre d’autres attaques, y compris des attentats suicides, contre les chrétiens, les musulmans et les communistes, afin de rétablir un Etat hindou. « Le NDA a menacé les prêtres et les religieuses (…) et leur a laissé un mois pour quitter le pays », a déclaré Mgr Sharma. Toutes les institutions catholiques ont été prévenues et la police exerce désormais une surveillance autour des principaux lieux susceptibles d’être de nouveau la cible des terroristes, comme le centre pastoral de Godavari.

Ces menaces de mort ne sont pas une situation nouvelle pour les chrétiens du Népal : déjà en 2008, juste après l’assassinat du P. Prakash Moyalan, le NDA avait averti les communautés religieuses de s’attendre à une vague d’attentats s’ils ne quittaient pas le pays.

Vietnam : 7 catholiques en jugement

Sept catholiques ayant participé, le 20 juillet dernier, à la sévère confrontation entre la communauté catholique et les forces de l’ordre vont être traduits en justice. Ils ont été accusés de “constructions illégales”, de “troubles à l’ordre public”, d’opposition à des agents dans l’exercice de leurs fonctions, de jets de pierres contre la population locale, le tout en un lieu classé comme “vestige de crimes de guerre”.

Le 20 juillet, de violents affrontements avaient opposé les paroissiens de Tam Toa (ville de Dong Hoi, province de Quang Binh) autour d’un terrain appartenant à l’église dans le centre du Vietnam.

Vingt catholiques avaient alors été arrêtés et retenus par la police, a affirmé le Père Pham Dinh Phung. “Ils ont battu les gens. Certains saignaient. Nous avons demandé aux autorités de libérer immédiatement les personnes qui avaient été arrêtées et d’emmener les blessés à l’hôpital”, a-t-il ajouté, affirmant n’avoir reçu aucune réponse. Aujourd’hui, il ne reste que sept personnes en prison, sans doute les sept fidèles mis en examen.

Les forces de l’ordre sont intervenues alors que 150 catholiques venaient d’ériger un bâtiment temporaire pour prier sur le site de l’église de Tam Toa. Le site avait été bombardé par les Américains pendant la guerre du Vietnam, dont la fin en 1975 avait débouché sur la réunification du pays.

De nombreux incidents ont opposé la communauté catholique et les autorités vietnamiennes depuis plus d’un an. Les différends portent surtout sur des terres dont l’Eglise estime avoir été spoliée par les communistes. Ils ont donné lieu à de nombreuses manifestations depuis la fin 2007, notamment dans la capitale Hanoï.

Source : Aide à l’Eglise en Détresse (AED), site : http://www.aed-france.org
 

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