| Un pas de plus vers la “dissociété” |
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La loi qui ouvre une si large porte à la banalisation du travail dominical est passée. Pour mesurer la nocivité objective du dispositif, il faut le rapprocher des autres “tendances lourdes” que le législateur encourage dans notre société ; il faut le situer dans la logique d’un plan d’ensemble, où tout converge pour fabriquer de la dissociété : Le dimanche bientôt ne sera plus le dimanche, protégé pour tous par les lois sociales et sacralisé pour les chrétiens par leur religion, mais la forme provisoirement majoritaire d’organisation du temps libre, en attendant de devenir bien sûr une option parmi d’autres, régie par les seules contraintes du “marché”. L’hétérosexualité demain ne sera plus la règle, mais une “orientation sexuelle” parmi d’autres, au même titre que l’homosexualité, la pédérastie, le lesbianisme, la bi-sexualité, la transexualité et tout le cortège des déviances égocentristes, suicidaires ou criminogènes qui s’y trouvent attachées. La famille composée d’un homme et d’une femme qui conçoivent et éduquent leurs enfants ne constituera plus le modèle, mais un choix comme un autre aux côtés du rejet de la vie, de l’union libre, de la polygamie, de la polyandrie, de la monoparentalité ou de l’homoparentalité. 95% des Français ne souscrivent pas à ce programme d’auto-démolition des fondamentaux de l’ordre social, qui coïncident avec les fondamentaux de l’équilibre et du véritable bonheur humains, tandis que les politiques l’organisent ou le soutiennent par leur vote au Parlement. Ils continuent de se convaincre que tous les comportements sociaux se valent, que tous les choix de vie sont respectables, sans souci d’être contredits depuis des millénaires par l’histoire des civilisations. Jamais le divorce entre pays réel et pays légal n’aura été aussi profond, sur des enjeux aussi grands. Hugues Kéraly |
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