Un Président “pro-vida” donne ses raisons Version imprimable Suggérer par mail

M. Tabaré Vasquez, Président de l’Uruguay, vient de faire échouer dans son pays le vote d’une loi de dépénalisation de l’avortement. Il a donné les raisons de ce veto historique dans un texte riche de sens qu’aucun journal français (à ma connaissance) n’a pris la peine de citer:

“La législation ne peut méconnaître la réalité de l’existence de la vie humaine en son stade de gestation, comme la science le révèle de manière évidente. Sur ce sujet, la biologie a beaucoup progressé. Des découvertes révolutionnaires, comme celles de l’ADN et du séquençage du génome humain, mettent en évidence que, dès le premier instant de la conception, on se trouve en présence d’une nouvelle vie humaine, d’un nouvel être. A tel point que dans tous les systèmes juridiques modernes – incluant le nôtre – l’identification par ADN est devenue la preuve souveraine pour établir l’identité des personnes, quel que soit leur âge (…)

“Le véritable degré de civilisation d’une nation se mesure à la façon dont on y protège les plus nécessiteux. C’est pourquoi les plus faibles doivent y être davantage protégés. Car le critère n’est pas ici la valeur du sujet au regard des contraintes qu’il impose aux autres, ou de l’utilité qu’il leur apporte, mais la valeur qui résulte de sa simple existence (…)

“En accord avec la culture de notre peuple, il nous appartient donc de chercher une solution fondée sur la solidarité, qui permette de promouvoir à la fois le secours à la femme en situation de détresse et la vie de son enfant, en s’attaquant aux causes socio-économiques de l’avortement.”


Rappelons qu’en Amérique latine, à l’exception de Cuba, Porto Rico et de la ville de Mexico, l’avortement qu’on songe à inscrire aujourd’hui dans la Déclaration des droits de l’Homme de l’ONU est toujours interdit.
Hugues Kéraly
 

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