| Travailler plus et chômer moins |
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“Travailler plus pour gagner plus”: peu de syndicats en France avaient accueilli avec joie cette lapalissade, après le mauvais coup politique et social des 35 heures qui faisait de nous le moins besogneux des vingt-sept pays de l’Union. La dernière étude trimestrielle de la Dares (juillet 2008) donne pourtant raison au gouvernement. L’accueil réservé par les salariés au nouveau dispositif est plus que décapant: on enregistre une progression de 40% des heures supplémentaires sur un an, notamment dans les entreprises de moins de 50 salariés. “Chômer moins pour coûter moins”: la deuxième étape du plan Sarkozy vient d’être mise en route, et mécontente à nouveau tous les syndicats: il va falloir accepter les offres “raisonnables” du nouvel opérateur (fusion Anpe-Assedic), à 95% minimum du salaire antérieur et moins d’une heure de déplacement, ou accepter de gagner moins, en continuant de ne pas travailler. Ici encore, gageons que le bon sens va l’emporter sur la spirale financièrement intenable de l’assistanat. Comme on voudrait que le troisième volet de la réforme soit pensé, programmé et mis en route aussitôt: diminuer le poids exhorbitant des charges sociales qui pèsent sur l’entreprise française et refondre tout le système de formation professionnelle en fonction des besoins exprimés par les employeurs! Deux millions d’emplois supplémentaires seraient créés sans peine en un an Evidemment, la condition à remplir est plus rude pour le gouvernement. Elle implique moins d’Etat, nettement moins d’impôts, beaucoup moins de fonctionnaires, et donc beaucoup plus de manifestations violentes dans nos rues. Hugues Kéraly |
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