| Tous les jours, par omission… |
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Le mensonge par omission, tel que le pratiquent chaque jour les plus grands médias, est le plus sournois de tous, parce qu’il nous prive sans le dire des éléments indispensables à l'objectivité et à la liberté de notre propre jugement. Lisez cette incroyable prose, presque jamais citée, sur la crise des DOM-TOM : “Considérant que la situation économique et sociale actuelle existant en Guadeloupe résulte de la pérennisation du modèle de l'économie de plantation…” C’est le premier “considérant” du protocole de “l’Accord régional interprofessionnel sur les salaires en Guadeloupe”, rédigé sous le contrôle des médiateurs du gouvernement français, et que M. Brice Hortefeux propose d’étendre à tous les partenaires sociaux des départements et territoires d’Outre-Mer. 95% des chefs d’entreprises refusent de signer ce texte, et ils ont bien raison. Le “modèle de l’économie de plantation”, c’est l’esclavage, aboli par la France en 1848, avant tous les autres pays du monde. Bâtir le retour à la paix sociale sur un mensonge aussi énorme, c’est faire le jeu d’Elie Domota, le leader du LKP, qui n’est donc plus le seul sur l’île à préparer le “Grand Soir” en incitant à la haine raciale. Domota et les cohortes de fonctionnaires surprimés qui exploitent la crise économique ont des tribunes partout. Pendant ce temps, la population active de l'île – les chefs d’entreprises et les salariés du secteur privé dont dépendent toutes les ressources locales non financées par l’impôt de la métropole – se réfugient dans les blogs. Ils y expriment leur isolement médiatique, leur impuissance face aux casseurs, leur désespérance… Si la grande presse leur donnait vraiment la parole, le gouvernement s’obligerait aussitôt à les écouter, les soutenir, encourager le développement de leurs activités… Un ministre a moins de vrai pouvoir en France, aujourd’hui, qu’un rédacteur en chef de magazine ou un animateur de radio. Hugues Kéraly |
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