Les mots qui tuent Version imprimable Suggérer par mail


Gaza ou la politique du pire, l’éditorial de notre dernier numéro, repris sur de très nombreux sites amis ou hostiles à nos positions, nous a valu un abondant courrier, assorti de beaucoup de passion et aussi de quelques insultes qui ne semblent pas méritées.

Le fait de s’insurger contre la destruction des infrastructures et le massacre des populations civiles à Gaza ne fait pas de nous des "militants du Hamas" et moins encore des sympathisants de “l’islamisme”, dont Sedcontra.fr dissèque et dénonce la perversité intrinsèque depuis son premier numéro.

On peut respecter et même admirer la vitalité et la vaillance du peuple israélien sans reconnaître le droit à son gouvernement de refuser depuis 1967 toute perspective d’accès aux ressources naturelles, de désenclavement et de reconstruction nationale aux Palestiniens. Et il n'y a pas la moindre trace “d’antisémitisme”, bien au contraire, à prédire que l’Etat d’Israël lui-même – sauf à liquider d’un coup dix millions d’êtres humains – ne survivra pas une génération de plus à cette position.

Le Hamas sort aujourd’hui paradoxalement renforcé de l’offensive contre Gaza, et c’est bien regrettable, parce que le monde entier compte les morts et commence à douter qu’un rapport de cent pour un, en nombre de victimes civiles, puisse encore relever de la loi du Talion: “œil pour œil, dent pour dent”. Il commence à douter qu’on puisse indéfiniment priver de tout droit, en la qualifiant tout entière de “terroriste”, une nation qui se considèrera toujours à juste titre comme occupée tant qu’on ne lui reconnaîtra pas un Etat.

C’est le sens de l’analyse, originale et profonde, que nous reproduisons dans le “Dossier du jour” du présent numéro.
Hugues Kéraly
 
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