Les Verts sont dans le fruit Version imprimable Suggérer par mail

Tout le monde a salué la belle performance de Daniel Cohen-Bendit et de son parti “écolo-bobo” aux élections européennes. Tout le monde sauf un, François Bayrou, le grand vaincu, qui avait osé s’en prendre en public au passé de pédophile militant non repenti du grand vainqueur Dany le Rouge.

Que Bayrou soit sorti diminué de cette accusation plutôt que Cohen-Bendit est un signe très fort du terrorisme intellectuel qui entend réduire la morale et les choix de vie de chacun à la sphère privée des consciences individuelles, en les déconnectant de toute interaction avec le droit naturel et le bien commun.

"Mai-68 fut une révolution culturelle, écrivait Daniel Cohn-Bendit, parce qu’elle constitue le point d’origine d’une cascade de ruptures particulièrement heureuses (pour lui) en matière d’évolution des mœurs." – Des ruptures qui affectent tous les âges et tous les domaines de la vie : déstabilisation de l’autorité des parents ; fin des dictatures rétrogrades de la langue française ; accélération des divorces ; abolition de la peine capitale pour les criminels ; légalisation de l’avortement pour les enfants à naître ; rupture des “tabous sexuels” ; reconnaissance des droits juridiques et sociaux de l’homosexualité; libéralisation des drogues “douces” ; affirmation publique de la repentance du péché colonial ; etc., etc., etc.

Cet adversaire résolu de la vie, de la famille et de tout “ordre moral” dans l’espèce humaine est donc aujourd’hui leader d’un grand parti politique franco-européen : un parti qui fait campagne contre le génocide des bébés-phoques et les multiples menaces qui pèsent sur les équilibres naturels de l’éco-système mondial…

Ces menaces sont réelles. Mais pourquoi le domaine des mœurs et des choix de vie serait-il le seul à échapper aux sanctions de ses propres lois naturelles ? Et comment un homme qui ne parvient pas à gouverner ses propres pulsions sexuelles dans un jardin d’enfants pourrait-il aider les autres à moraliser leurs comportements “environnementaux”?
Hugues Kéraly

 
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