Le postulat de l’alignement Version imprimable Suggérer par mail

De la “pilule du lendemain” en classe de troisième à l’offensive Darcos contre “l’homophobie” scolaire, l’alignement de la loi sur les mœurs de l’anti-morale est devenu un principe de gouvernement.

Certes, la loi fixe encore des limites à ne pas dépasser. Si par exemple la réhabilitation sociale des homosexuels, notamment en milieu scolaire, venait à multiplier demain le nombre d’agressions sexuelles contre les enfants, le risque serait grand que le peuple ignorant voie rouge, et vote tout de travers aux prochaines élections… Il y a donc encore une apparence erronée de bien légitime (l’homosexualité) et un potentiel véritable de mal répressible (la pédérastie) dans la vision libérale des choses; mais la frontière reste fragile, car le vrai libre-penseur encore une fois n’a qu’une seule conviction: “Toutes les idées se valent et doivent pouvoir s’exprimer.” Cet homme qui ne croit plus en rien en deviendrait violent. Il se dit prêt à “mourir pour sa conviction libertaire”, comme on risquait sa vie autrefois pour repousser les hordes barbares ou libérer les lieux saints.

Dans cette logique, le ministre de l’Education Nationale encourage depuis septembre dernier les associations homophiles à présenter leur “point de vue” spécifique aux enfants. SOS Homophobes et Couleurs Gaies viennent donc raconter aux adolescents, dans toutes les écoles publiques et privées sous contrat, qu’ils sont garçons et filles moins par un fait de nature que par la pression sociale ambiante et l’éducation reçue dès le plus jeune âge au domicile de leurs parents. Ces bons apôtres leur expliquent que l’attirance homosexuelle, loin d’être contre-nature, reste la chose “la plus naturelle du monde”, dont il importe pour son épanouissement personnel de faire au moins l’essai. Ils ne manqueront pas d’exercer des pressions sur les plus fragiles, avec de grands sourires, en leur précisant que Sainte Halde et les Gendarmes de la République les protégeront toujours contre l’odieux racisme des pratiquants hétéros, qui s’acharnent encore à produire des enfants, à les nourrir et à les éduquer.

Xavier Darcos ne mesure pas cette conséquence: il applique le postulat. Que va-t-il faire le jour où des associations sadomasochistes, zoophiles et coprophages réclameront à leur tour le droit de venir “s’exprimer”?
Hugues Kéraly

 

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