| Le cycle infernal du “principe de précaution” |
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Tout ce que nous savons aujourd’hui de façon certaine du virus de la grippe H1N1 se résume à sa forte contagiosité, assorti d’une très faible mortalité. Moyennant quoi le gouvernement français monte sur un buldozer pour écraser la souris : au nom du “principe de précaution”, il a commandé 94 millions de doses de vaccins (deux injections sont requises), qui devraient rapporter près d’un milliard d’euros aux laboratoires pharmaceutiques. Merci pour eux ! Ces doses seront-elles prêtes à temps, en amont du déclenchement supposé de la “pandémie” sur le territoire français ? Personne n’est en mesure de le garantir. L’OMS indique seulement que la fabrication des vaccins demande un minimum de quatre à cinq mois, ce qui nous laisse à découvert jusqu’à la fin de l’année… Le vaccin sera-t-il efficace ? De grands épidémiologistes en doutent sérieusement, le H1N1 appartenant à l’hypocrite famille des virus mutants… Sera-t-il sans danger ? Rien n’est moins sûr, compte-tenu des délais requis pour s’en assurer, qui peuvent s’étaler sur plusieurs années. Suite aux révélations sur les adjuvants du vaccin, le tiers des infirmières britanniques ont déjà refusé l’injection. Et aux Etats-Unis, le ministre de la Santé vient de signer un étonnant décret, qui garantit l’immunité juridique aux industries pharmaceutiques et aux autorités fédérales, au cas où la vaccination “tournerait mal”… Toujours au nom du “principe de précaution”, le gouvernement français prévoit d’interdire des rassemblements, de bloquer des moyens de transport ou de fermer des entreprises et des écoles au premier toussotement suspect de H1N1. Les médias ont emboîté le pas, comme pour ajouter la panique des foyers à la disproportion des politiques sanitaires. Le vrai risque pourrait bien être désormais celui d’une paralysie nationale, fruit de la peur et de l’ignorance, du “sauve-qui-peut”, du “chacun pour soi”, qui coûtera cent fois plus cher au pays que l’achat des vaccins ! Il faudrait pouvoir vacciner aujourd’hui la classe politique et la classe informante contre le cycle infernal du “principe de précaution”. Ne rêvons pas. Ce virus-là est trop fort, l’infection trop ancienne et l’enjeu financier trop mince pour mobiliser les vrais maîtres du jeu. Hugues Kéraly |
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