| La grande souffrance des “lessivés” |
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Ils sont homosexuels, divorcés, ou simplement grands consommateurs d’internet, de radio et de télévision. Ils souffrent de ce qu’on leur dit des positions de l’Eglise catholique sur la contraception, l’avortement et la prévention des maladies sexuellement transmissibles. Cette souffrance est réelle, souvent pathétique, parfois violente, mais elle n’est pas fondée. On en distille et en ravive chaque jour le venin mensonger à coups de petites phrases explosives, déracinées de leur contexte, pour faire croire que le catholicisme constituerait aujourd’hui le principal obstacle à la liberté des personnes et à l’épanouissement de l’amour entre humains. L’Eglise pourtant est tout-à-fait dans son rôle, elle ne fait que consacrer une sagesse très ancienne, lorsqu’elle enseigne que la sexualité livrée à ses seuls instincts détruit la vie, l’amour et l’épanouissement des personnes plus sûrement que tout. Elle détruit la famille et la vie. – 150 000 divorces et 220 000 avortements sont recensés en France chaque année (plus du double, si l’on inclut les embryons sacrifiés dans le cadre de la décondation in vitro). Elle méprise les lois fondamentales de l’amour. – Le meilleur moyen d’assassiner l’amour entre un homme et une femme consiste à le déconnecter à la fois de la tendresse physique qui l’exprime et de la fidélité morale qui l’approfondit. Elle mine l’épanouissement des personnes. – Saint Exupéry définit magnifiquement l’amour comme “un réseau de liens qui fait devenir”, et le chemin le plus royal de construction d’une personnalité, dans l’ouverture au prochain : “Je ne suis lié qu’à qui je donne ; je ne comprends que qui j’épouse.” (Pilote de guerre) Dans l’offensive anti-chrétienne des politiques et des médias, il y a en fin de compte beaucoup de mépris pour ce qui fait la grandeur – et le réel bonheur – du don d’amour entre humains. La vocation de l’amour à se sublimer et s’épanouir en vertus, sans renier le sexe, est aussi vieille que le monde. C’est un tour de force de réussir à la discréditer. Et plus encore de faire passer pour dangereux, voire criminels, ceux qui la rappellent aujourd’hui. Hugues Kéraly |
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