Copenhague, et après ? Version imprimable Suggérer par mail

Sur les dégradations de notre environnement, tout le monde admet la responsabilité des industries humaines qui sacrifient l’éthique au rendement : les revendications justifiées de “l’écologie” – quand elles ne nous entraînent pas à céder aux dogmes du malthusianisme – ne constituent rien d’autre qu’un plaidoyer en défense des interactions et des lois naturelles qui régissent sur notre planète les équilibres du vivant.

Sur la crise économique et financière, tout le monde également tombe d’accord pour mettre en cause la brutalité d’une rupture entre le développement des richesses réelles mesurées par le PIB et l’appétit sans fin des purs spéculateurs: ceux qui ont déconnecté la finance elle-même de ses racines et de ses finalités “entrepreneuriales”, jouant la montre de l’agitation des cours contre la boussole de la création de valeur, pour la détourner de sa vocation au service du développement humain.

Pourquoi le domaine de la culture, des mœurs et des choix de vie serait-il le seul à échapper aux sanctions de ses propres lois naturelles ? Les politiques qui s’engagent aujourd’hui sous les drapeaux du “développement durable” et de la “moralisation des activités financières” sont-ils conscients que la destruction de la famille, de l’éducation, du langage, reste infiniment plus lourde de conséquences pour l’humanité entière que celle des comptes en banque et des forêts ?

“Le livre de la nature est unique et indivisible, écrit Benoît XVI dans Caritas in veritate, qu’il s’agisse de l’environnement comme de la vie, de la sexualité, du mariage, de la famille, des relations sociales, en un mot du développement humain intégral. Les devoirs que nous avons vis-à-vis de l’environnement sont liés aux devoirs que nous avons envers la personne considérée en elle-même et dans sa relation avec les autres. On ne peut exiger les uns et piétiner les autres. C’est là une grave antinomie de la mentalité et de la praxis actuelle qui avilit la personne, bouleverse l’environnement et détériore la société.”

Hugues Kéraly

 

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