Revenir aux fondamentaux de la création de valeur Version imprimable Suggérer par mail

Ce serait un bienfait induit de la crise financière, si elle conduisait à réveiller l‘attention sur le “cercle vertueux” des trois termes qui construisent une réelle création de valeur pour la collectivité entière en économie de marché:

1.    La juste rémunération des apporteurs de capitaux.
2.    L’indispensable mobilisation des dirigeants et collaborateurs de l’entreprise.
3.    La réponse adéquate, pérenne et profitable à un besoin ou une demande du marché.

“Un seul être lui manque, et tout est dépeuplé”, dit le poète. Un seul terme lui manque, et tout est déréglé, pourrions-nous dire ici. Si l’équilibre est rompu entre l’apporteur de capitaux, le mobilisateur de savoir-faire et l’acheteur de biens ou de services, sous l’effet notamment de la mondialisation et de la “financiarisation” des activités économiques, les effets pervers sont multiples et vertigineux…
Le financier se défausse de ses actifs dans l’économie réelle et/ou délocalise au bout du monde pour fabriquer toujours moins cher… Le client papillonne et se "défidélise" à son tour dans cette surenchère infernale pour casser les prix… Et c’est l’entreprise elle-même, seule source de création de richesses et d’emplois durables, qui fait les frais de l’opération.

Ce déréglement est heureusement exclu dans le cas de l’entreprise artisanale, où l’apporteur de capitaux et le dirigeant ne font qu’un, sur des marchés moins menacés que les autres par la concurrence internationale. Nous pourrions créer demain une source considérable de vocations "entrepreneuriales" et d’emplois non délocalisables dans le secteur des TPE françaises et de l’économie de proximité, en y mettant les moyens requis, en termes de soutien stratégique, d’allègement de charges et de formation.
Hugues Kéraly

 

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