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Depuis quand l'économie mondiale… |
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LU POUR VOUS
Depuis quand l’économie mondiale “danse-t-elle sur un volcan” ?
Pour qui n’est pas familier du monde de la finance, les explications des économistes sur la crise actuelle manquent souvent de clarté. Elles manquent aussi de recul, la plupart d’entre eux n’ayant rien vu venir de l’impasse qui se préparait… Ce n’est pas le cas du philosophe Alain de Benoist qui avait donné en 2000 une remarquable conférence sur “Le troisième âge du capitalisme”. Tous les ressorts du grand krach de la rentrée 2008 y sont parfaitement identifiés, tant dans la psychologie des acteurs que dans la montée en force du processus de dépossession de l’économie réelle. En voici quelques extraits. |
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Revenir aux fondamentaux de la création de valeur |
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Ce serait un bienfait induit de la crise financière, si elle conduisait à réveiller l‘attention sur le “cercle vertueux” des trois termes qui construisent une réelle création de valeur pour la collectivité entière en économie de marché:
1. La juste rémunération des apporteurs de capitaux. 2. L’indispensable mobilisation des dirigeants et collaborateurs de l’entreprise. 3. La réponse adéquate, pérenne et profitable à un besoin ou une demande du marché.
“Un seul être lui manque, et tout est dépeuplé”, dit le poète. Un seul terme lui manque, et tout est déréglé, pourrions-nous dire ici. Si l’équilibre est rompu entre l’apporteur de capitaux, le mobilisateur de savoir-faire et l’acheteur de biens ou de services, sous l’effet notamment de la mondialisation et de la “financiarisation” des activités économiques, les effets pervers sont multiples et vertigineux… Le financier se défausse de ses actifs dans l’économie réelle et/ou délocalise au bout du monde pour fabriquer toujours moins cher… Le client papillonne et se "défidélise" à son tour dans cette surenchère infernale pour casser les prix… Et c’est l’entreprise elle-même, seule source de création de richesses et d’emplois durables, qui fait les frais de l’opération.
Ce déréglement est heureusement exclu dans le cas de l’entreprise artisanale, où l’apporteur de capitaux et le dirigeant ne font qu’un, sur des marchés moins menacés que les autres par la concurrence internationale. Nous pourrions créer demain une source considérable de vocations "entrepreneuriales" et d’emplois non délocalisables dans le secteur des TPE françaises et de l’économie de proximité, en y mettant les moyens requis, en termes de soutien stratégique, d’allègement de charges et de formation.
Hugues Kéraly
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Sous la crise des “subprimes”… |
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FINANCIARISATION
Sous la crise des “subprimes”, deux forces conjuguent leurs utopies La première force en présence dans la crise financière mondiale issue des “subprimes” relève d’une spéculation financière qui s’affranchit de la valeur réelle des choses sous le diktat du “rendement élevé”, dans un délai record. Cette dictature du profit à court terme, déconnectée des réalités du développement, traduit la conséquence d’une tragique rupture entre les marchés financiers et l’économie réelle, qui finit par ruiner (presque) tout le monde, en commençant par les plus pauvres, et détourne l’investissement de la croissance économique assurée par les entreprises.
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Travailler plus et chômer moins |
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“Travailler plus pour gagner plus”: peu de syndicats en France avaient accueilli avec joie cette lapalissade, après le mauvais coup politique et social des 35 heures qui faisait de nous le moins besogneux des vingt-sept pays de l’Union. La dernière étude trimestrielle de la Dares (juillet 2008) donne pourtant raison au gouvernement. L’accueil réservé par les salariés au nouveau dispositif est plus que décapant: on enregistre une progression de 40% des heures supplémentaires sur un an, notamment dans les entreprises de moins de 50 salariés.
“Chômer moins pour coûter moins”: la deuxième étape du plan Sarkozy vient d’être mise en route, et mécontente à nouveau tous les syndicats: il va falloir accepter les offres “raisonnables” du nouvel opérateur (fusion Anpe-Assedic), à 95% minimum du salaire antérieur et moins d’une heure de déplacement, ou accepter de gagner moins, en continuant de ne pas travailler. Ici encore, gageons que le bon sens va l’emporter sur la spirale financièrement intenable de l’assistanat.
Comme on voudrait que le troisième volet de la réforme soit pensé, programmé et mis en route aussitôt: diminuer le poids exhorbitant des charges sociales qui pèsent sur l’entreprise française et refondre tout le système de formation professionnelle en fonction des besoins exprimés par les employeurs! Deux millions d’emplois supplémentaires seraient créés sans peine en un an Evidemment, la condition à remplir est plus rude pour le gouvernement. Elle implique moins d’Etat, nettement moins d’impôts, beaucoup moins de fonctionnaires, et donc beaucoup plus de manifestations violentes dans nos rues.
Hugues Kéraly |
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Social : révélations sedcontristes… |
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Politique
Social : révélations sedcontristes
sur le plan secret du gouvernement
Histoire d’une opération politique planifiée à l’Elysée dans le plus grand secret, et d’un imbroglio social dans lequel syndicats et patronat se sont laissé embarquer. Pourquoi la CGT et la CFDT appellent-elles à faire grève et manifester ce mardi 17 juin ? Pourquoi la CFE-CGC, FO et la CFTC restent-elles l’arme au pied ? Qu’espère obtenir l’UNSA en dissuadant les fonctionnaires de se joindre au mouvement ? Pour démêler cet écheveau de contradictions apparentes, en restituer le sens, il faut décrypter la stratégie sociale du gouvernement. |
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"Représentativité" syndicale |
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L’histoire de l'“exception française” en matière de dialogue social commence le 24 février 1945. Ce jour-là, le Général De Gaulle publie une ordonnance réservant le monopole de la “représentativité syndicale” aux organisations ouvrières qui n’avaient pas collaboré avec l’occupant. La CGT, filiale ouvrière du Parti Communiste Français, est du nombre. Elle n’aurait pas dû l’être, d’après les historiens : le PCF est entré en résistance non par patriotisme national mais pour soutenir les conquêtes mondiales d’un Parti étranger, sur ordre du Grand Staline (avant quoi, jusqu’à la rupture du pacte germano-soviétique en juin 1941, ses militants sabotaient nos armées… !) Quoi qu’il en soit, le mal était fait. Et De Gaulle a commencé ensuite sa “traversée du désert” en faisant don à la France de cette mauvaise action.
Depuis cette date, dans la majorité des grandes entreprises, les délégués syndicaux d’une CGT accrochée au concept préhistorique de la “lutte des classes” continuent de compliquer quotidiennement le dialogue entre les entrepreneurs et des ouvriers, qui ne votent plus pour elle et ne lui versent pas non plus de cotisations. (Rassurez-vous : notre impôt remédie à cet écueil, au point que le secrétaire général de la CGT roule encore avec chauffeurs et gardes du corps dans une Citroën C6 toute neuve de 47600 euros ttc, hors blindage éventuel…) Nicolas Sarkozy s’est habilement et fermement attaqué depuis un an à cette flagrante contradiction, comme l’explique le Dossier du jour de ce numéro. Si vous avez voté pour lui, comme moi, et que vous n’êtes pas masochiste, marquez cette détermination d’une pierre blanche s’il vous plait.
Gabriel de Seinemont |
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Vertus solaires de "l'intéressement" |
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Le président Sarkozy vient de remettre la responsabilité individuelle à l’honneur en privilégiant l’intéressement négocié dans l’entreprise sur la participation régie par la loi. C’est une preuve de plus qu’on ne l’a pas élu pour faire la sieste, et – s’il perd encore trois points dans les prochains sondages – un signe supplémentaire que les Français ne sont pas conséquents. La CGT explose, bien entendu : dans la vieille fable marxiste à laquelle plus personne ne croit, les salariés sont exclus de droit comme de fait de toute responsabilité sur les résultats financiers de leur entreprise ; la feuille de paye récompense un temps de travail (de plus en plus court) et non la performance d’une collaboration. Laurence Parisot applaudit, avec un bémol important: "Le véritable enjeu, c'est de donner plus de liberté, plus de souplesse, aux entrepreneurs… Si le chef d'entreprise a des marges de manœuvre, il sera content d’investir et d’augmenter la rémunération de ses salariés.” – L’intéressement, par définition, vient couronner une réussite collective, qui passe par la motivation et le talent des salariés. Le législateur peut l’encourager fiscalement. Il ne l’imposera pas. Bon sens, quand tu nous tiens ! L’idée de devoir gagner d’abord l’argent qu’on va redistribuer ensuite aux collaborateurs de l’entreprise, dans un environnement d’hyper-concurrence et de mondialisation accélérées, devrait passer pour une lapalissade. Pas pour la CGT. Qui ne représente plus qu’un ectoplasme anachronique, heureusement pour la France, sur l’échiquier des véritables enjeux. Gabriel de Seinemont
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L'enjeu de la diversité culturelle dans l’entreprise du XXIe siècle |
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Toute entreprise situe son action au confluent de plusieurs cultures, qui doivent se combiner entre elles pour lui permettre de se développer… L’investisseur, le manager, le salarié et le client final sont loin de partager le même langage, les mêmes référents implicites, et une vision identique de leurs intérêts. La réussite économique impose pourtant de réunir cette diversité de “cultures” sous un lien suffisamment solide et fort pour les intégrer […] E-book réservé aux abonnés de sedcontra.fr (FONDAMENTAUX, Economie) |
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Réponse à un client sur la crise des placements financiers |
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"La banque n'est pas un casino" : au cours de leur dernière assemblée, les actionnaires de la Société générale ont dit ce qu'ils pensaient des cinq milliards d'euros envolés dans “l’affaire Kerviel”, record numéro un des pertes issues de la spéculation financière… Le président du groupe, Daniel Bouton, s'est même fait huer ! Dans ce contexte, certains se demandent s'ils doivent vendre leurs actions, avant que le pire ne soit assuré. Réponse d'un gérant de portefeuille à l'un de ses clients.
Cher Monsieur,
Pardonnez mon silence. J'ai commencé plusieurs fois un courriel, mais comme le vôtre suppose une longue réponse, j'ai dû y renoncer à plusieurs reprises. "L'urgent chassant l'important" tous les jours. Vous faites bien de me relancer patiemment.
Parlons d'abord de votre diagnostic. Vous avez appris, comme nous tous, que la Fed, la Réserve fédérale américaine, a baissé sept fois son taux directeur en sept mois afin de relancer l'économie. Vous en concluez que la crise financière est inéluctable. Vous me citez à l'appui l'ouvrage de Patrice Leconte, La grande crise monétaire du XXIème siècle a déjà commencé ! |
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MEDEF-UIMM : les raisons d'une crise |
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Ses racines historiques et ses dessous cachés par Philippe Darantière dossier, 13 pages Medef-Uimm : synthèse du dossier 4 pages
Q u’arrive-t-il au mouvement patronal pour que le MEDEF et l’UIMM en viennent à se déchirer ? Tout découlerait de la découverte des fonds secrets de la branche métallurgique, nous dit-on. Explication simpliste. Pour connaître les véritables enjeux de la bataille, il faut prendre la peine de remonter le temps ; de revenir à cette époque où les dirigeants des industries métallurgiques et minières fixaient la doctrine sociale de tout le patronat. MEDEF-UIMM, le dossier (1.05 MB 2008-05-17 19:15:13)
MEDEF-IUMM, la synthèse (679.39 KB 2008-05-17 19:15:43)
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