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Bioéthique
L'embryon est une personne
qu'on le veuille ou non
Le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF), l’Association Nationale des Centres d’Interruption de grossesse et de Contraception (ANCIC) et la Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception (CADAL) constituent les plus puissantes organisations françaises de promotion de l’IVG. Elles unissent leurs voix dans un communiqué de presse du 28 août dernier, qui ose qualifier de “mesures mortifères” (sic) l’autorisation récemment accordée aux parents victimes d’un avortement naturel d’obtenir une forme de reconnaissance juridique au deuil qu’elles affrontent à cette occasion : “Proposer l’inscription au registre de l’Etat Civil et sur le livret de famille d’un fœtus-mort, quel que soit son stade de développement ou son poids, c’est, de fait, reconnaître une personnalité juridique à l’embryon. Nous sommes donc bien, ainsi que nous l’avions dénoncé, en train de glisser vers la reconnaissance du statut juridique de « personne » à l’embryon.” L’embryon est-il une personne humaine dès le premier instant de sa conception? C’est en effet la seule question qui compte, aussi bien pour les partisans que pour les adversaires du “droit” à l’avortement. Les premiers répondent par la négative, en se disant soutenus par la science, et leur propagande est si puissante, si bien relayée, qu’on pourrait croire qu’il s’agit encore – comme au Moyen Age – d’une question légitimement disputée. Mais nous ne sommes plus au Moyen Age, et voici près d’un demi-siècle que la question est bel et bien résolue. Une question scientifiquement périméeScientifiquement en effet, le “problème” de l’apparition à la vie humaine et de son droit à être protégé se résout à cette alternative :
Faute de connaissances suffisantes, les hommes de science et de loi se sont longtemps disputés là-dessus : dans leur optique, avec leurs moyens d’observation, leur bagage de connaissances sur les origines de la vie, la question pouvait effectivement se poser. Mais cette interrogation aujourd’hui n’a plus droit de cité, ce qui supprime en même temps la question. Comment en faire abstraction ? L’embryologie existe. Elle est une science “exacte”. La biochimie contemporaine lui a même fourni dans les années soixante un moyen de développement unique, tournant décisif dans l’histoire de cette vieille discipline : la découverte des mécanismes de reproduction, d’assimilation et de régulation moléculaires, et des acides qui “informent” dans le détail cette formidable activité, ou lui servent de support (ADN et ARN). Il suit de là que les principes constitutifs de toute vie peuvent et doivent être décelés au niveau des éléments ultimes de l’être animé, c’est-à-dire de l’organisation interne de ses molécules. En commençant bien évidemment par cette molécule originelle, ou première, qu’on appelle “l’œuf” (l’ovule fécondé) : sous forme d’instructions codées, cet œuf contient en effet en acte (et non pas en puissance) toute l’information nécessaire – quelques milliards de lettres, si l’on veut une comparaison – pour que se déploie cette admirable synthèse d’une structure spécifique et de caractères uniques que représente chacun d’entre nous... N’a-t-on pas assez insisté, depuis plus de cinquante ans, sur l’importance jusqu’alors insoupçonnée de tous les événements de la vie prénatale, pour l’avenir physique aussi bien que psychique de l’enfant ? Contre bien des apparences donc, c’est le mystère d’une personne humaine intégralement constituée que contient l’œuf, et ce dès le premier dixième de seconde qui suit la fécondation. “Oui, écrivait déjà le Professeur Lejeune dans La France Catholique du 20 novembre 1970, il existe un critère pour dater avec précision la première apparition de la vie, et qui est absolument certain: il correspond à la première synthèse des molécules codées qui reproduisent l’information contenue à la fois dans le spermatozoïde et dans l’ovule.” Voilà qui semble parfaitement intelligible, “scientifique”, et clair quant à ses conséquences de droit naturel, qu’on soit juriste ou médecin, électeur ou député, curé ou journaliste, croyant ou athée. ©Emmanuel Barbier/Sedcontra.fr, septembre 2008 Préparer la révision des lois de bioéthique
avec le 3ème cycle d’éthique médicale “Jérôme Lejeune”
Les enjeux de la prochaine révision des lois de bioéthique seront complexes et déterminants : cette nouvelle législation orientera fondamentalement notre société en matière de santé et de recherche. Les débats qui précèderont cette révision, organisés dans le cadre d’Etats Généraux en 2009 interpelleront tous les citoyens, et en priorité les professionnels de la santé, les acteurs publics, conseillers, étudiants et responsables de formations impliquant une dimension éthique. Dans cette perspective, l’Institut politique Léon Harmel et la Fondation Jérôme Lejeune ont créé un 3ème cycle d’éthique médicale. Les cours auront lieu au collège des Bernardins, nouveau lieu parisien de formation, de recherche et de débats citoyens. Le jeudi 11 septembre 2008 débuteront les modules abordant les sujets les plus emblématiques : L’embryon: Statut biologique et philosophique de l’embryon, fécondation in vitro, problématiques de la gestation pour autrui et de l’homoparentalité, diagnostic pré implantatoire La grossesse: Interruption volontaire de grossesse (IVG) et interruption médicale de grossesse (IMG) : historiques, statistiques, législations en France et à l’étranger, syndrome post avortement, maisons d’accueil, problématique de l’homicide involontaire du fœtus et de l’infanticide Le dépistage: Dépistage prénatal (DPN) : organisation, techniques, cas paradigmatique de la trisomie 21, eugénisme démocratique Le clonage: Clonage reproductif et scientifique, enjeux des cellules souches et du clonage embryonnaire La fin de vie: Réflexion éthique sur la mort, euthanasie, suicide, organisation des soins palliatifs en France, testaments de vie et déclaration anticipée, loi du 22 avril 2005. La formation est assurée par des professionnels de la santé, juristes, philosophes, psychanalystes, notamment : • Pr. Emmanuel Sapin, chef du service de chirurgie pédiatrique au CHU de Dijon. Le professeur Sapin a collaboré à la 1ère intervention chirurgicale mondiale sur un fœtus in utero. • Dr JM. Gomas, médecin coordinateur de l’unité fonctionnelle Douleur et Soins palliatifs de l’APHP • Dr Pauline de Vaux, addictologue • Pr. Alain Lejeune, président de la Fédération internationale des pharmaciens catholiques • Mme Monette Vacquin et Mgr Tony Anatrella, psychanalystes • Mme Marguerite Peeters, éthicienne, directrice d’Interactive Information Service • Me Jean Paillot, avocat • M. Fabrice Hadhadj, professeur de philosophie et écrivain Organisation Les cours se tiendront principalement au collège des Bernardins, dans le 5ème arrondissement de Paris. Ils débuteront le jeudi 11 septembre 2008, à raison de 16H par mois réparties sur 2 jours consécutifs : le jeudi après-midi de 13H à 22H et le vendredi de 8H à 17H. L’acquisition des connaissances et des savoir-faire est validée par un contrôle continu des examens par module, et par un mémoire de fin d’étude. A l’issue de la formation (sur 2 années), si la totalité des modules a été validée, les élèves sont titulaires d’un certificat de 3ème cycle d’éthique médicale (certificat de formation professionnelle continue) ou d’un diplôme de 3ème cycle d’éthique médicale (diplôme de l’institut EPES). Cofondateurs: L’Institut Politique Léon Harmel (contact : Anne de Jotemps, 01 34 85 72 14) L’IPLH est un organisme indépendant de formation supérieure, constitué en association déclarée d’intérêt général. Il dispose d’un double statut (formation professionnelle et établissement privé d’enseignement supérieur) dépendant des ministères du travail et de l’éducation nationale. Il offre des formations spécifiques à toute personne souhaitant approfondir ses engagements civiques, sociaux ou professionnels, en France et à l’étranger. L’Institut Politique Léon Harmel est l’initiateur de la formation « Jérôme Lejeune ». Un 3ème cycle de sciences politiques est également dispensé dans le cadre de cet établissement (pour toute information : www.iplh.fr ). La Fondation Jérôme Lejeune (contact : Aude Dugast, 01 44 49 73 37) Créée en 1996 et reconnue d’utilité publique, la Fondation Jérôme Lejeune œuvre pour la recherche sur les maladies de l’intelligence (trisomie 21, X fragile, syndromes rares). Au service de l’homme, des malades et de la vie, elle a 3 missions : chercher, soigner, défendre. 1. Chercher : afin de trouver un jour un traitement pour guérir les patients atteints de maladies génétiques de l’intelligence, la Fondation Jérôme Lejeune finance chaque année dans le monde 100 programmes de recherche. Elle est le 1er financeur en France de la recherche sur la trisomie 21. 2. Soigner : la Fondation a créé l’Institut Jérôme Lejeune, 1er centre de consultations médicales spécialisées en France sur les maladies génétiques de l’intelligence (4000 patients). 3. Défendre la dignité de toute vie humaine : la Fondation Jérôme Lejeune informe et forme les différents acteurs, personnels de santé, médecins, chercheurs, responsables politiques, grand public. • séminaires sur les maladies génétiques de l’intelligence pour former le personnel de santé • congrès scientifiques internationaux pour stimuler la recherche et le soin • site internet sur la bioéthique www.genethique.org pour informer les décideurs et le grand public • publications (Manuel bioéthique des jeunes) pour sensibiliser le grand public. |
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“L’enfant à naître n’est pas considéré comme une personne”, déclare la Cour européenne des Droits de l’Homme, et avec elle les grands lobbies de promotion de l’avortement. Sed contra : toutes les sciences contemporaines de la vie, depuis près de cinquante ans, établissent exactement le contraire, qu’on le veuille ou non.